Dans une intervention présentée lors de la 25-ème session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l'Organisation de la conférence islamique (COMCEC), M. Maazouz a souligné que le volume des échanges avec les pays membres de l'OCI a représenté, en 2008, plus de 17 pc du commerce global du Maroc, alors que les investissements des pays islamiques ont enregistré une nette augmentation atteignant près de 15 milliards de dollars durant les dix dernières années.
Aujourd'hui, a-t-il dit, "les défis de la situation économique mondiale et la succession des crises énergétiques, alimentaires, financières et socio-économiques, imposent, plus que jamais la conjugaison des efforts pour la consolidation de la coopération intra-OCI".
Abordant "l'impact de la crise alimentaire sur les économies des Etats membres de l'OCI", thème de débats retenu pour la session du COMCEC, M. Maazouz, a souligné que la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des populations, sont devenus "les enjeux et objectifs de tout plan ou programme de développement".
Après avoir rappelé l'effort considérable consenti par le Royaume pour faire face aux effets de la crise et soutenir notamment les prix des produits alimentaires et énergétiques, il a fait état des actions entreprises, en particulier dans le domaine de la préservation et de la gestion rationnelle des ressources naturelles.
Le ministre a notamment abordé le "Plan Maroc Vert", lancé par SM le Roi Mohammed VI et visant à développer la production agricole et alimentaire.
Promouvoir une agriculture à forte valeur ajoutée et productive, à travers le lancement, d'ici 10 ans, de 1.000 projets d'investissement d'une valeur globale de 7 milliards d'euros, la mise en place de projets visant la lutte contre la pauvreté, la création de plus de 1,5 million de postes d'emplois et la promotion des exportations du secteur agricole, sont les principaux piliers du Plan Vert, a-t-il dit.
M. Maazouz a également fait état de la nouvelle stratégie adoptée par le Royaume pour la promotion du secteur des pêches maritimes, affirmant que cette initiative vise parmi ses objectifs à hisser le PIB du secteur d'un milliard de dollars à 2,5 milliards d'ici 2020, créer de nouveaux emplois et porter le taux de consommation nationale de poissons par habitant de 10 à 16 kg par an.
Le ministre du commerce extérieur a appelé, à cette occasion, les investisseurs des pays islamiques à s'inscrire dans la dynamique visant la promotion de ces secteurs et saisir les énormes opportunités offertes par le Royaume dans le cadre des grands chantiers de développement entrepris dans le pays.
Les travaux de la 25ème session du COMCEC ont également porté sur les impacts de la crise financière mondiale et des développement des marchés mondiaux d'énergie sur les Etats membres.
Source: MAP