Critiquer la décision suisse serait contre-productif, avertit Wolfgang Bosbach, responsable de la commission des affaires intérieures du Parlement, dans le quotidien Berliner Zeitung.
Ce résultat traduit la peur d'une islamisation de la société, et "cette crainte doit être prise au sérieux", a-t-il ajouté.
Le porte-parole de la chancelière, Christoph Steegmans, a déclaré que la gouvernement allemand n'avait "pas à donner de conseils à la Suisse, mais l'exécutif est certain que la liberté de religion est un bien aussi important en Suisse que chez nous".
Les Suisses ont voté dimanche à 57,5% l'interdiction des minarets à l'appel de la droite populiste, qui dénonce un "symbole politico-religieux".
Dans le quotidien Hamburger Abendblatt, M. Bosbach affirme d'ailleurs ne pas être étonné du résultat.
"Cela fait des années que je constate un grand écart entre l'opinion publique et les autorités" à ce sujet, a-t-il expliqué, rappelant les "vives oppositions" que quelques projets de construction de grandes mosquées, notamment à Cologne (ouest), ont rencontré.
Source: AFP