Mohammad Reza Gholam Reza Zadeh, lecteur du Do’a Komeil pendant les cérémonies du Hadj, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que «les problèmes que les Saoudiens posaient aux activités coraniques n’existaient pas dans les pays occidentaux», et «qu’il était regrettable qu’à l’endroit de la Révélation, il soit si difficile de lire le saint Coran».
«Ils dispersent les groupes réunis pour les lectures et sous divers prétextes comme le nettoyage, par exemple, dispersent les gens qui écoutent les récitations. Ils ont même parfois arrêté les lecteurs. Nos responsables ont eu des discussions très étendues pour obtenir la permission de lire le Do’a Komeil près du cimetière de Baghi, pendant le Pèlerinage, quatre fois et pendant une heure.
Les responsables saoudiens ont même remercié à plusieurs reprises le QG du Guide suprême pour l’ordre et l’excellente organisation de cette cérémonie. Bien entendu, la lecture de cette prière est une manœuvre pour présenter le chiisme et la personnalité et les qualités de l’Imam Ali(AS). Il faut que des discussions soient aussi entreprises par les responsables du ministère des Affaires étrangères, pour l’organisation de réunions de lecture coranique», a-t-il dit.
Mohammad Reza Gholam Reza Zadeh a ajouté que les accusations d’infidélité sont contraires au projet d’union islamique, et que certains prédicateurs et imams de la prière du vendredi ne s’étaient pas encore rendu compte que le chiisme était une école islamique comme les autres.
«Dans ce contexte, la lecture du saint Coran par un musulman chiite pourrait faire disparaître de nombreux préjugés, il y a encore des musulmans spécialement dans les pays arabes, qui croient que le saint Coran des chiites est différent du Coran des autres musulmans. Pour faire disparaître ces fausses idées, il faut que nous obtenions l’autorisation de réciter le saint Coran à la Mecque et à la mosquée du Prophète(SAWA).
Des discussions à haut niveau, permettront de définir les points communs du chiisme et des autres écoles islamiques. Nos activités actuellement, sont des activités minimales. Si les autorités saoudiennes ont été «obligées» d’autoriser les cérémonies de Do’ao Komeil, il faut aussi leur imposer des activités coraniques. Les Saoudiens savent qu’ils sont perdants dans des discussions coraniques.
Nos lecteurs, qui ne possèdent aucun système sonore, réussissent à rassembler des foules lors de leur lecture à la Mecque. Avec un système sonore, le résultat sera encore plus manifeste. Il faut que nous réussissions à obtenir cette possibilité, pour cela, il est possible d’organiser des compétitions coraniques ou des réunions de commentaire, ou envisager la présentation des lecteurs iraniens dans la presse et les médias saoudiens. Malheureusement les responsables des pays islamiques ont mis un frein à l’organisation du monde de l’islam et des cérémonies du Hadj, des responsabilités qui reviennent en grande partie, à l’Imam du temps(AS)», a-t-il dit.
Mohammad Reza Gholam Reza Zadeh a poursuivi: «J’ai commencé à apprendre les règles coraniques à l’âge de sept ans, auprès des professeurs Soltani et Solhdjou. Puis je suis devenu un animateur des réunions religieuses en l’honneur des Ahl-ul-bayt(AS) au moment de la Révolution islamique.
Il n’y a pas si longtemps, dans les réunions religieuses, les gens lisaient le Coran comme les lecteurs des cimetières, c’est Solhdjou qui a entrepris une révolution dans ce domaine, en enseignant les règles de lecture et de tadjvid, dans la ville de Rey. Actuellement ses élèves poursuivent son œuvre. Il y a quelques années, j’ai organisé un cours de lecture du saint Coran, au mausolée du Cheikh Sadugh, et d’autres réunions coraniques avec des combattants de la Défense sacrée. Actuellement je suis sous directeur d’un lycée dans cette ville, et nous avons lancé une école coranique où les élèves apprennent les règles de lecture et le commentaire, à côté des autres matières, et passent un examen spécial qui leur procure un diplôme de sciences coraniques».
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