Cheikh Abi Errouh El Menguellati et cheikh Yahia Echaoui, deux illustres savants algériens de la civilisation musulmane en Algérie

11:41 - January 10, 2010
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Algérie(IQNA)- Le Palais des Raïs, connu anciennement sous le nom de « Bastion 23 », a abrité une intéressante conférence sur les cheikhs Abi Errouh El Menguellati Ezzouaoui et Yahia Abou Zakaria Echaoui, deux illustres savants algériens méconnus et qui ont contribué à l'essor et au rayonnement de la civilisation musulmane en Algérie et au Moyen-Orient, durant les 13e et 17e siècles (7e et 11e siècles de l'Hégire).
Animée par le moudjahed et universitaire Mohamed Seghir Belaâlem, la rencontre organisée par l'association culturelle Mohamed Lamine Lamoudi, en collaboration avec la direction de la culture de la wilaya d'Alger, a été une belle occasion pour l'assistance présente de se pencher sur la vie et l'œuvre de ces deux hommes de science et de religion, qui ont contribué à la propagation et à l'essor de la science et du savoir dans le monde arabo-musulman, non seulement en sciences religieuses mais en langue arabe, philosophie, mathématiques et autres domaines.
Outre le savant Mohamed Bencheneb qui en a fait mention dans ses ouvrages, a souligné M. Belaâlem, le mérite tout le mérite revient au cheikh El Mahdi Bouabdelli, qui a su attirer l'attention des savants et chercheurs sur nombre de personnalités algériennes de premier plan dans l'histoire du monde arabo-musulman et que peu de gens connaissent aujourd'hui. Dans ce cadre, il a évoqué le cas de Cheikh Abi Errouh El Menguellati (1266-1343), un natif d'Ait Menguellat, près d'Aïn El Hammam, qui a fait ses premières classes à Bejaia avant de poursuivre ses études supérieures à Alexandrie et à El Azhar (Egypte).
Après quoi, cheikh El Menguellati a occupé les fonctions de cadi à Damas et au Caire avant de se consacrer corps et âme à l'enseignement et à l'édition d'ouvrages de référence en matière de sciences religieuses, la géométrie, l'histoire et autres domaines. L'histoire a retenu de ce savant qu'il a été utilisé comme contradicteur de l'éminent cheikh Ibn Taymia dans son procès et qu'il a été un critique acerbe du savant Mohieddine Ibn Arabi. Cheikh El Mengellati est mort en 1343 au Caire et enterré dans le cimetière Echafai.
Quant à cheikh Yahia Abou Zakaria Echaoui (1621-1687), a indiqué M. Belaâlem, il était qualifié par ses contemporains de « fierté de l'Algérie », tant l'homme réunissait beaucoup de qualités, sans oublier sa précieuse contribution aux sciences religieuses, dans les domaines de l'interprétation des textes, l'exégèse et la jurisprudence, en matière de langue arabe, de philosophie et autres.
Né en à Miliana en 1621, Cheikh Yahia a appris le Coran, quelques fondements des sciences religieuses avant de poursuivre ses études à Alger puis à Ténès. Il s'est, ensuite, consacré à l'enseignement dans beaucoup de villes algériennes avant de se rendre aux Lieux saints de l'islam, via le Caire où il a enseigné à Djamaâ El Azhar, notamment.
Ensuite, il s'est rendu à Damas aux mêmes fins, puis à Istanbul où il a été reçu avec les honneurs, a rapporté le conférencier en ajoutant que l'illustre cheikh s'est distingué à son retour en Egypte par une critique virulente des philosophes moutazilites. A sa mort en 1687, il a laissé un grand nombre d'ouvrages de référence en langue arabe et en sciences religieuses pour son fils qui lui a succédé, mais ceci est une autre histoire.
Source: elmoudjahid
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