Le siège de l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) au Liban, a annoncé que le Hezbollah libanais avait donné un communiqué dans lequel il condamne les récentes et honteuses déclarations de muftis wahhabites d’Arabie saoudite, publiées dans la presse, qui « sont une insulte à la communauté et à tous les grands religieux chiites ».
« Ces déclarations sont le signe d’un manque total de foi et d’honnêteté intellectuelle », déclare le communiqué. « Nous insistons sur le fait que le chiisme n’a pas besoin de l’avis de ce cheikh sur l’islam, l’Histoire et « les victimes » du chiisme.
La personnalité de l’Ayatollah Sistani est assez connue pour démentir ces déclarations mensongères et irrespectueuses. Cet acte est une insulte à tous nos religieux et nos martyrs. Ces cheikhs wahhabites ne cherchent qu’à semer la discorde et à encourager le meurtre d’innocents, cela ne sert qu’aux ennemis de l’islam et des musulmans», précise le communiqué.
Les responsables du Hezbollah libanais ont également demandé aux autorités saoudiennes de limiter les activités de ce cheikh qui est un employé d’organismes officiels et religieux, de fixer des lignes rouges à ne pas franchir, et d’organiser une procédure pour punir les responsables de ces outrages.
Le mouvement islamique Amal a aussi condamné dans un communiqué, les attaques faites au religieux chiite Sistani, et déclaré que ces cheikh wahhabites ignoraient la place importante de l’Ayatollah Sistani dans la communauté chiite et ses efforts pour l’union des musulmans, en Irak et dans le monde.
Le communiqué demande de la part des responsables saoudiens, une politique convenable pour empêcher ce genre de déclarations qui nuisent à la religion et à leur pays.
Mohammad Al Arifi, cheikh saoudien et prédicateur de la prière du vendredi à la mosquée Al Bavadri de Ryad, dans une critique des chiites du Yémen qui insistaient pour que l’Ayatollah Sistani serve d’intermédiaire dans le conflit, avait déclaré qu’il (l’Ayatollah Sistani) était un « corrupteur » et un « incroyant », et avait demandé aux chiites du Yémen de recourir à d’autres religieux.
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