Tout comme la commission Stasi (2003), la mission conduite par le député PCF André Gerin sur la burqa a jugé « discriminante » l’absence de cours d’islam dans les écoles publiques de l’Alsace-Moselle concordataire, qui bénéficient depuis plus d’un siècle et demi d’un enseignement facultatif sur le protestantisme, le catholicisme et le judaïsme.
La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 a supprimé l’enseignement confessionnel dans toutes les écoles françaises publiques mais pas en Alsace-Moselle, alors sous domination allemande. Et le retour des trois départements de l’Est dans le giron de la France n’a pas effacé cette particularité.
En 2006, un autre rapport préconisait « d’instaurer des cours d’enseignement » de l’islam dans le secondaire et de créer un système de « formation du personnel religieux », rappelle le rapport Gerin qui regrette « qu’aucune action (n’ait) été entreprise en ce sens ».
Cette intégration « répondrait pourtant à une demande d’équité de traitement de la communauté musulmane » d’Alsace-Moselle, qui compte entre 145.000 et 160.000 fidèles mais est « exclue du dispositif de l’enseignement religieux » à l’école, observe Saïd Aalla, président de la Grande Mosquée de Strasbourg.
Source: francesoir