La BID convoite les opérateurs marocains

12:36 - February 03, 2010
Code de l'info: 1882069
Maroc(IQNA)- Il y a peu d'entreprises marocaines dans l'exécution de projets financés par la Banque islamique de développement.
Même si le Maroc est un des pays fondateurs de la Banque islamique de développement, sa coopération avec cette institution n'est pas au niveau. C'est en substance ce qu'a déclaré Ahmed Mohamed Ali, président du groupe de la Banque islamique de développement, lors de la journée d'information organisée hier à Casablanca. Une des explications qu'il a avancées est le déficit de la communication, notamment vis-à-vis du secteur privé marocain de ce que lui offre cette banque de développement.
En effet, il se trouve que «malgré le fait que le Maroc est le principal fournisseur d'expertise dans le cadre du programme de coopération technique de la banque, il y a peu d'entreprises marocaines dans l'exécution de projets financés par la banque comparer aux autres pays membres», a fait savoir le président de la BID.
La coopération dans le domaine de l'investissement est aussi un des axes qu'il faut développer dans les prochaines années estime-t-il. Et pour cause, le Royaume abrite de grandes entreprises pouvant intervenir dans d'autres pays islamiques. Dans le même sens, A. Mohamed Ali a appelé les opérateurs aussi bien des secteurs public que du privé marocain à faire prévaloir la position géostratégique du Royaume pour servir de «pont entre les pays arabes et africains».
En attendant de tirer profit de toutes ces potentialités, le bilan de la coopération entre la banque et le Royaume se solde actuellement par le financement de 73 projets, pour un montant de 1686 M $, dont l'essentiel concerne le secteur public (52%). Quant au financement du commerce, il a accaparé 1,83 MM $ des prêts accordés par la Banque, pour 90 opérations. Les plus grands bénéficiaires sont le ministère de l'Economie et des Finances, l'Office national d'électricité et la société Samir.
Quant aux opérations financées par l'Institution internationale islamique de financement du commerce (ITFC), lancée par la BID il y a plus d'une année, elles se sont élevées à 3 pour un montant global de 370 M $. Toujours en matière du développement du commerce, le président de la BID a indiqué que le Maroc est un des pays les plus actifs, via Maroc export. En effet ce dernier «a pris part à toutes les manifestations organisées par la Banque dans ce sens, comme les conférences, les réunions annuelles, les ateliers de formations… ».
En matière d'assurance des investissements et de crédit à l'exportation, l'institution islamique dédiée à cette activité (ICIEC), elle aussi faisant partie de cette institution, n'a émis que trois polices d'assurance au profit d'exportateurs et banques marocaines pour un montant global de 86 M $.
Elle a assuré également la couverture des importations de certaines sociétés marocaines pour une valeur de 33,8 $ et a signé un accord de réassurance avec la Société marocaine d'assurance à l'exportation (SMAEX).
Source: lematin
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