C'était dans "la déclaration de Syrte", émie au terme de la 22e session du sommet arabe, tenue à Syrte en Libye (27-28 mars), où les dirigeants arabes ont affirmé l'importance de la poursuite du déploiement des efforts visant à développer et à moderniser la Ligue arabe et ses établissements en tant qu'outil essentiel de l'action arabe commune, affirmant avoir examiné l'initiative du président yéménite Ali Abdallah Saleh concernant l'établissement d'une Union des pays arabes, ainsi que la vision du colonel Mouammar al-Kadhafi, chef de la révolution du 1er septembre en Libye, sur l'établissement de l'union arabe.
"Les dirigeants arabes ont décidé de former un haut comité groupant cinq pays ayant pour mission de superviser l'élaboration d'un document sur le développement de l'action arabe commune", affirme la déclaration de Syrte, soulignant que les dirigeants arabes ont adopté une ligne pour le traitement des différends interarabes conformément à une proposition présentée par la Syrie.
La déclaration de Syrte apprécie hautement les efforts déployés pour le renforcement des relations arabes avec les blocs régionaux et internationaux, rappelant les réalisations accomplies dans ce sens sur le plan des relations arabo-africaines, arabo-européennes et des relations arabes avec les pays d'Amérique Latine.
Concernant la proposition de M. Amr Moussa, président de la Ligue arabe, sur une politique de voisinage arabe, la déclaration de Syrte souligne que les dirigeants arabes ont demandé à M. Moussa d'élaborer un document de travail dans ce sens pour être présenté à la session ordinaire de la Ligue arabe, réuni au niveau ministériel en septembre prochain afin d'être soumis au sommet extraordinaire, prévu en octobre prochain.
La déclaration affirme l'appui au peuple palestinien et dénonce la violation par Israël du droit international.
"Al-Qods-est fait partie intégrante des territoires arabes occupés en 1967 et toutes les pratiques israéliennes dans cette ville sont nulles et non avenues", souligne la déclaration.
Elle appelle également à la levée du blocus israélien toujours imposé à la bande de Gaza.
La déclaration souligne l'appui aux efforts arabes visant à réaliser la réconciliation interpalestinienne.
Par ailleurs, elle affirme que l'agression par Israël contre le site militaire syrien qu'on mettait en place à Deir Ezzor constitue une violation de la souveraineté de la Syrie. Elle affirme également que la paix au Moyen-Orient n'aura lieu qu'après le retrait israélien de tous les territoires arabes occupés, y compris le Golan syrien.
Source: sana