Dans une interview accordée à la chaine satellitaire libanaise al-Manar, Nasrallah a indiqué qu'Israël quand il s'assure qu'il existe une position solide entre le Liban, la Syrie et la Palestine, et se convainc des potentiels de la résistance, il reconsidère beaucoup de choses avant de prendre un pas en avant, soulignant que la résistance est plus puissante, plus prête qu'avant du point de vue, préparation, culture, foi, matériel, et effectif pour affronter toute agression israélienne.
Sur la visite du député libanais, Walid Joumblatt, à Damas, Nasrallah a estimé que cette visite est un intérêt pour les Libanais, pour la conjoncture politique au Liban et pour les relations libano-syriennes, ajoutant "Nous aspirons toujours à aller en avant pour bénéficier des expériences du passé, cependant le grand souci pour le Liban à l'avenir reste les défis sur plusieurs plans.
"Ce qui est arrivé aujourd'hui est un bon résultat, ce qui représente pour nous une occasion afin de remercier le président Bachar al-Assad s'est comporté envers cette donne avec beaucoup de neutralité sans trop insister sur les considérations personnelles ou les observations et les polémiques qu'a suscitées cette affaires à plusieurs niveaux, cela a été constaté même lors de son entretien télévisuel à la chaine al-Manar dernièrement", a-t-il ,ajouté.
"Le président al-Assad s'est comporté en tant que grand chef arabe ayant un diagnostic stratégique sur la nature du conflit dans la région et des priorités de ce conflit qui déterminent les relations actuelles et celles de l'avenir", a-t-il expliqué. Evoquant l'entretien du président al-Assad accordée dernièrement à al-Manar, Nasrallah a déclaré qu'il a suivi de près cet entretien pour sortir avec le constat suivant: La Syrie dispose de normes à savoir, Israël est l'ennemi, par conséquent le Liban doit être un Etat fort est immunisé pour repousser toute agression israélienne et cela fait parti de son engagement patriotique et national, en partant de l'idée ce qui peut nuire au Liban nuira certainement à la Syrie et vis-versa.
"Nous trouvons toujours la Syrie aux côtés de la résistance et dans ses pires circonstances et n'a jamais accepté de marchander ou de comploter contre elle. Je me souviens, en 2004 en pleine crise syro-libanaise, au moment de la multiplication des pressions sur la Syrie pour sortir du Liban, de grands dirigeants sont allés jusqu'à proposer à la Syrie de mettre fin à l'existence de la résistance libanaise en contrepartie, ils garantissent un engagement international pour que le Liban restera sous le pouvoir syrien mais al-Assad a rejeté cette transaction", a-t-il assuré.
En ce qui concerne les accusations lancées contre Hezbollah au sujet de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, Rafic al-Hariri, Sayyed Nasrallah a affirmé que ces accusations sont médiatiques et politiques et visent à nuire à la résistance et à son rôle dans l'affrontement d'Israël, précisant que le procureur général de la Cour Internationale de Justice a qualifié les accusations de "politiques et médiatiques" et qu'il n'a lancé aucune accusations jusqu'à présent à n'importe qui au Hezbollah.
Il a souligné, à cet effet, que l'échec d'Israël de réaliser un changement démographique au Liban, notamment au sud, l'a poussé à œuvrer pour impliquer la résistance dans des conflits intérieurs et des émeutes confessionnelles au Liban pour déformer son image dans le cadre d'une campagne internationale en l'accusant une fois de terrorisme et une autre de trafic de stupéfiants, de blanchissement de l'argent et de la falsification de monnaie.
Il a affirmé, à cet effet, que le Hezbollah ne restera pas silencieux devant aucune accusation politique ou médiatique, vu qu'il est une force politique qui existe au sein du gouvernement et de la chambre des députés libanaise.
"Nous voulons coopérer avec la Cour Internationale pour faire face à toute tromperie, et toute accusation contre la résistance aura de grands effets à tous les niveaux au Liban", a dit Sayyed Nasrallah.
Abordant la question de l'accord sécuritaire libano-américain, Sayyed Nasrallah a souligné qu'il porte de graves contenus car les classements qu'il offre sont dangereux aussi que le fait qu'il ouvre la porte devant les Américains pour s'ingérer dans tout au Liban.
Source: sana