Mohaya-o-din Sadjedi, conseiller au centre de recherches stratégiques du Moyen-Orient, a déclaré à l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) que les intellectuels du monde de l’islam qui travaillent pour les gouvernements sont obligés de suivre la politique gouvernementale.
« Les autres qui sont indépendants, peuvent grâce aux techniques de communication, faire pression sur les gouvernements pour les pousser à prendre des mesures concrètes. Malheureusement certains gouvernements arabes se contentent de donner des communiqués ou de participer à des réunions pour calmer le mécontentement populaire.
Les médias et les gouvernements arabes sont du coté de la Palestine en apparence, mais la corruption qui règne au sein de ces gouvernements et leur dépendance vis-à-vis des Etats-Unis et des pays occidentaux les empêchent de prendre des mesures concrètes. Même le conseil de Qods dirigé par le roi du Maroc, reçoit les représentants du régime sioniste (!) et ce pays a ouvert un bureau de « défense des intérêts israéliens » qui a abouti à l’ouverture d’une ambassade. Même si les gouvernements arabes décident de donner un seul dollar aux Palestiniens, comment vont-ils le lui faire parvenir ? L’Egypte a fermé ses frontières avec Gaza et empêche toute entrée d’aides humanitaires, quant à Qods qui se trouve en Cisjordanie, il faut passer par la Jordanie, les fonds doivent d’abord être versés dans des banques israéliennes qui ne donneront jamais l’autorisation qu’il soient ensuite retirés et versés aux Palestiniens.
Qods et la Cisjordanie sont disent-ils, la terre promise aux juifs, dans la Bible et l’ancien testament, or à l’époque des descendants de Salomon, seule la Cisjordanie était occupée par les juifs. Des divergences sont apparues entre les fils de Salomon et la Cisjordanie a été divisée en eux parties, au nord et au sud, la partie juive et la partie de Samarie. C’est la raison pour laquelle les juifs refusent de sortir de la Cisjordanie, et de Qods en particulier. C’est aussi la raison pour laquelle les sionistes ont occupé la partie orientale de Qods en 1967, après avoir pris la partie occidentale en 1948 qui appartenait aux Palestiniens.
A partir de 1967, le régime sioniste a commencé la judaïsation de la ville de Qods et de la Cisjordanie, en y construisant des cités qui ont permis une augmentation de la démographie juive et en empêchant l’union des différentes régions de Cisjordanie. Actuellement environ un demi million d’Israéliens vivent en Cisjordanie et profitent des aides et des prêts du gouvernement pour acheter ou louer des villas dans cette région en plus de leur demeure à Tel-Aviv ou dans d’autres villes de Palestine occupée. Dans la ville de Qods, des appartements ont été construits pour les juifs et la politique du gouvernement impérialiste anglais qui voulait que les terres sans propriétaires apparents deviennent la propriété du gouvernement, continue à être appliquée.
Les maisons des Palestiniens qui sont sortis pour quelques temps de la ville sont ainsi appropriées par le régime sioniste, d’autres maisons dans plusieurs quartiers de la ville, construites il y a une cinquantaine d’années, ont été détruites elles, sous le prétexte que les habitants n’avaient pas de permis. Les noms des rues et des villes sont transformés, par exemple, la ville Al Khalil qui est le lieu de sépulture d’Hazrate Abraham(AS) est devenu Hébron et il y a peu de temps les tableaux d’indication présentaient trois noms, Hebron, חֶבְרוֹן et Al Khalil en arabe, mais le régime sioniste les a changés et seul le mot Hébron a été conservé écrit en trois langues. Israël veut garder Qods qui appartient aux Palestiniens.
Leur problème est la population de 2,5 millions de Palestiniens qui vivent en Cisjordanie et qui défendent l’autorité palestinienne du gouvernement d’Abou Mazen, dont toutes les décisions reviennent au régime sioniste et qui force les Palestiniens à s’exiler. Les israéliens depuis longtemps, ont annoncé ce projet et prétendent que s’il existe un pays palestinien, c’est en Jordanie dont la majorité de la population est palestinienne et où les autres Palestiniens doivent se rendre pour y vivre. Ils parlent même de prendre une partie du désert du Sinaï, avec l’accord des Etats-Unis et des Occidentaux, pour l’accoler à la bande de Gaza, et obliger tous les Palestiniens de Cisjordanie, à se rendre dans cette région désertique pour y vivre ou de rester en Cisjordanie en tant que citoyen de troisième ordre, avec toutes les discriminations que cela représente.
Le régime sioniste prévoit d’immenses budgets dont une grande partie est assurée par les juifs américains ou européens, pour ce projet. Les Etats-Unis sont obligés de verser chaque année, une aide de trois milliards de dollars, dans les domaines militaires et économiques. Certains chrétiens protestants et extrémistes américains aident même le régime sioniste en pensant que cette aide accélèrera le retour du Messie.
Le principal site historique chrétien se trouve à Qods où une église a été construite à l’endroit où le christ aurait effectué son ascension. De plus Bethlehem est le lieu de naissance de Jésus(AS) et est un lieu de pèlerinage spécialement à l’occasion de la fête de Pâques, ainsi que la ville de Naseri qui est le lieu d’origine de la famille de Marie(SA). Les sionistes ne font aucune différence entre les palestiniens chrétiens et musulmans, leur objectif est d’expulser tous les Palestiniens et même les Palestiniens juifs qui vivent dans un des quartiers de Nablas et qui ne se considèrent pas comme israéliens et ne reçoivent aucune aide gouvernementale », a-t-il dit.
Mohaya-o-din Sadjedi a ensuite déclaré que la meilleure solution était celle que la République islamique d’Iran avait proposée avec l’organisation d’un référendum dans toute la Palestine, touchant les réfugiés palestiniens dans les autres pays, et les juifs de Palestine, pour voir ce que la majorité souhaite. Une autre solution est que les pays islamiques s’unissent car de nombreux pays arabes sont des alliés des Etats-Unis et craignent pour leur pouvoir. Il est nécessaire que ces questions soient continuellement portées au Conseil de sécurité des Nations Unies et au Tribunal international de la Haye, comme celle du mur autour de Gaza, qui a été reconnu comme illégal par ce même tribunal. Le point important de ces organisations est qu’il n’y existe pas de droit de véto et le report continuel de ces questions finira par donner des résultats comme cela a été le cas avec l’apartheid en Afrique du Sud. Il y de nombreux cas semblables où les mouvements populaires et les associations internationales sont parvenus à mettre fin à l’oppression.
Cette question doit aussi être prioritaire dans les médias, pour mobiliser l’opinion internationale. Le sentiment que nous avons au sujet du régime des occupants sionistes n’est pas partagé aux Etats-Unis ni en Europe. Les Européens ont l’impression qu’ils ont une dette envers Israël à cause de « l’extermination » des juifs pensant la seconde guerre mondiale, et ce sont les Palestiniens qui en payent le prix aujourd’hui. Le gouvernement allemand offre des millions de dollars par an, au régime sioniste, les juifs sont dispensés de payer des impôts dans ce pays et les produits israéliens jouissent de privilèges spéciaux aux douanes et sur les marchés européens.
Les Etats-Unis continueront leurs relations avec le régime sioniste tant qu’ils estimeront que cela ne porte pas préjudice à leurs intérêts au Moyen orient. Les pays arabes et islamiques devraient au moins tenter de mettre ces intérêts en danger, d’abandonner le « projet de paix arabe » et de ne pas avoir de relations avec Israël et les grandes compagnies américaines qui y travaillent et contribuent à sa prospérité économique.
Or c’est le contraire qui se passe, l’économie américaine est ultra présente au Moyen-Orient et de nombreux pays arabes placent leurs fonds de devises dans des banques européennes ou américaines et en tirent d’immenses intérêts.
Menacer de retirer ces fonds poussera assurément les gouvernements européens à réfléchir et à réviser leurs relations avec le régime sioniste.
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