Système financier islamique: les bienfaits d’une banque islamique

8:39 - May 24, 2010
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Djibouti(IQNA)- Les éminentes personnalités réunies au centre Kulan ont tour à tour exposé les avantages d’une banque islamique part rapport aux banques fonctionnant sur le européen. Tous ont mis en exergue l’utilité d’une banque islamique qui est pour son client un véritable partenaire.
Le Directeur général de la banque Dahabshil International, Mohamed Osman Nur a présidé au centre Kulan, une conférence sur la finance islamique.
Cette conférence organisée par la banque islamique Dahabshil a été animée par d’éminentes personnalités telles que les Docteurs Hussein Hamid Hassan et Mohamed Salim Badamana ainsi que le Cheikh Abdourahman Souleiman Bashir.
Ont pris part à cette conférence, des nombreux universitaire, des oulémas ainsi des représentants du secteur privé, concernés par la question des finances islamiques. Le Docteur Hussein Hamid Hassan qui animait la conférence a expliqué le fonctionnement de la Finance islamique qui, selon lui est basée sur deux principes en accord avec le droit musulman. Il s’agit en premier lieu de l’interdiction de l'intérêt, aussi appelé usure et la responsabilité sociale de l'investissement.
L’expert égyptien n’a pas manqué d’expliquer que ‘’l’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l'intérêt (ribâ), à la spéculation (gharar) ou au hasard (massir)’’.
Sur sa lancée, le Docteur Hamid a expliqué que ‘’pour rester dans la légalité islamique, les banques islamiques et les filiales islamiques des banques conventionnelles ont développé des mécanismes juridico-financiers qui se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha,’’.
‘’La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail’’ a-t-il dit.
Quant à la mousharaka, le spécialiste a rappelé que ce sont surtout, les partenaires qui apportent les fonds et a ajouté que c’est l’un d’eux qui dispose de la charge de la gestion du projet’’.
Aussi, le Docteur Hussein Hamid a développé le mécanisme de la mourabaha qui est, selon lui, ‘’un contrat de vente, entre un vendeur et un acheteur, par lequel ce dernier achète les biens requis par un acheteur et les lui revend à un prix majoré. Les bénéfices et la période de remboursement sont précisés dans un contrat initial’’.
Le Cheikh Abdouraman Souleiman Bashir a expliqué quant à lui, les objectifs ainsi que la nécessité des banques islamiques. Pour le Cheikh, ‘’une banque islamique s’éloigne de tout ce qui est interdit par l’Islam. Son principe fondamental est d’interdire le prêt à intérêt’’. ‘’Le système bancaire islamique diffère du système bancaire actuel a déclaré le Cheikh Abdourahman Bashir qui a expliqué que la banque islamique n’est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l’entrepreneur emprunteur’’.
Et d’ajouter que la banque islamique offre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires. Ainsi, selon Abdourahman Bashir les banques islamiques participent de facto au développement du pays.
Après les différents exposés, les participants n’ont pas manqué d’interroger les différentes personnalités sur les questions liées aux banques et aux finances islamiques.
Rappelons à juste titre que l'encours de la finance islamique dans le monde est estimé entre 600 et 800 milliards de dollars en 2006 ou 2007 et a atteint 1000 milliards en 2010, selon des prévisions publiées en 2008.
Il a progressé rapidement de 2003 à 2007 (+15% par an), soutenu par les revenus des pays du golfe Persique et d'Asie du Sud-Est, en fort développement économique sur la période, les rapatriements de fonds moyen-orientaux après les attentats du 11 septembre 2001 et la montée de la conscience religieuse islamique.
Source: lanation
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