Finance islamique: le secteur de l’assurance forme ses acteurs

10:23 - May 28, 2010
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Dakar(IQNA)- Après le Forum de Dakar, la première session de formation diplômante en finance islamique a pris fin avec la remise des certificats à une vingtaine de participants, tous des experts intervenant dans le secteur des banques et des compagnies d’assurances.
Ils sont originaires des pays de la sous-région (Sénégal, Mali, Mauritanie, Burkina), du Maghreb comme la Tunisie, à avoir reçu cette formation sanctionnée d’un diplôme d’assureur islamique.
A l’initiative de cette formation, l’Institut Africain de Finance Islamique (IAFI).
« C’est la première du genre au Sénégal et même en Afrique », souligne le PDG Mouhamadou Lamine Mbacké. Mais, il faut le noter, la collaboration avec le Conseil général des banques et institutions financières islamiques (CIBAFI) dont le siège est à Bahreïn, et le Conseil français de la finance islamique (CFFI) qui ont beaucoup contribué à la réussite de cette session.
Alors que M. Amadou Seck, DG de la compagnie « Askia Assurance Sénégal », estime que « cette formation est venue à son heure et nous l’avons bien appréciée ».
M. Seck, tout comme le consultant malien Harouna Toureh et le tunisien Abderraouf Amiri, figurent ainsi parmi les tous premiers diplômés en assurance reconnu par le CIBAFI, une institution qui regroupe plus de 120 banques et institutions financières à travers le monde. Ce qui, du reste justifie bien de l’avis du formateur Mohamed Nouri, par ailleurs président du Conseil général de France de la finance islamique (COFFIS) saluant « toute l’importance que revêt cette formation et qui est fondamentale notamment pour le démarrage des assurances conformes à la Charia ».
Et cela eu égard, comme l’a martelé Amadou Seck, aux faiblesses des marchés. « C’est la non-implication de la majorité des assureurs à l’assurance qui est considéré à priori comme une contrainte par rapport à la charia.
Alors qu’en réalité ce sont les conditions de l’opération qui peuvent être revêtues du statut de l’illégalité ou d’interdiction. Mais en réalité une opération d’assurance par laquelle, il s’agit de mettre en commun des biens pour couvrir certains d’entre eux qui sont frappés par le mauvais sort, ne peut pas être interdite par l’islam. Tout au contraire », dit-il.
C’est pour dire donc toute l’importance de cette formation qui pose les jalons d’une bonne compréhension de la finance islamique. En effet, comme l’a souligné Mohamed Nourri, du conseil général de France de la finance islamique: « la finance islamique est très jeune en termes de chiffres. Elle n’a commencé qu’il y a trois (3) ou quatre (4) décennies alors que la finance conventionnelle est là depuis trois ou quatre siècles ».
Source: lesoleil
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