L'association Breizh Halal souhaite mieux suivre les produits halal

11:22 - June 04, 2010
Code de l'info: 1934014
France(IQNA)- L’association Breizh Halal organise un colloque le 20 juin; Ahmed El Ghazi préside cette jeune association rennaise comme Lahbib Amani, le trésorier, et Mohamed-Iqbal Zaïdouni, le secrétaire général, par ailleurs président du conseil régional du culte musulman, Ahmed El Ghazi s’inquiète à propos de l’authenticité du « label » halal de certains produits.
Et encore plus depuis que la grande distribution et le commerce extérieur se sont emparés de ce marché qui se développe, notamment en Europe. « Le problème, c’est que l’on ajoute beaucoup d’additifs aux produits que nous consommons. Je pense aux produits de la nourriture courante mais aussi aux bonbons, aux chocolats, aux yaourts, etc. Ces additifs ou ces rehausseurs de goûts portent des codes que l’on ne connaît pas et qui peuvent ne pas être halal. Souvent, ce sont des produits que nous appelons haram, c’est-à-dire le contraire d’halal. Il y a des traces de porc », déplorent Ahmed et Lahbib.
C’est là tout l’objet du colloque qu’ils provoquent et pour lequel ils ont invité tous les représentants des associations cultuelles et culturelles musulmanes de l’ouest mais aussi des bouchers, des producteurs, des distributeurs, dirigeants de supermarchés et grandes surfaces, d’abattoir. Ils associent les consommateurs.
Les organisateurs de ce colloque souhaitent une meilleure gestion des enseignes qui fleurissent çà et là. Ils souhaitent aussi une meilleure traçabilité des produits. «Il est, aujourd’hui, très difficile de suivre cette traçabilité», disent-ils.
Breizh Halal, bien que née en février dernier, n’a pas perdu de temps pour s’engager. « Nous avons été très affectés par les graves problèmes que traversent les producteurs laitiers, localement. Ils vendent leur marchandise à moindre valeur. Pour nous musulmans, c’est choquant et contraire. Pour les musulmans, acheter un produit à moins que sa valeur réelle, ce n’est pas licite, c’est le contraire même de halal. On dit qu’il ne faut pas fausser la balance », souligne Lahbib.
Ils ont rencontré un producteur de lait, à Saint-Léry, dans le Morbihan. Ils ont été touchés par sa situation. « Il était vraiment au creux de la vague. Nous lui avons parlé du halal et dit que le halal, c’est ce qui est béni par Dieu. Nous lui avons proposé de produire de la viande. Il a dit oui. Voilà, concrètement, ce que nous appelons la traçabilité. Nous connaissons le producteur. Il nous connaît. Nous avons une marque de certification et de contrôle que nous lui accordons. Elle suit le produit jusqu’au consommateur. »
Source: ouest-france
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