Petite leçon d’écologie islamique
Grande Bretagne(IQNA)- Lors d’un récent discours à la prestigieuse université d’Oxford, le prince Charles a salué la religion musulmane pour son enseignement sur la nature et sur les relations que l’homme doit entretenir avec elle.
Cible d’attaques à tout va, l’islam a été soutenu par le prince Charles de Galles, pour le rôle positif qu’il peut jouer dans la sauvegarde de l’environnement. Le discours de l’héritier au trône d'Angleterre s’est tenu à la prestigieuse université d’Oxford, à l’occasion du 25e anniversaire du Centre d’études islamiques. La crise environnementale est existante et préoccupante, constate le prince Charles. Les innovations technologiques, souligne-t-il, ne sont pas une solution suffisante. Notre rapport à la nature doit être repensé, en dépassant le discours majoritaire que le prince juge simplement matérialiste.
L’islam, dans sa conception de la nature et de la place qu’occupe l’homme peut, selon lui, nous venir en aide. En partant de sa connaissance du Coran, le prince confie qu’il n’y a pas de séparation entre l’homme et la nature, comme il n’y a pas de séparation entre Dieu et sa création. Il défend l’idée d’un tout, d’une harmonie nécessaire, qu’on retrouve dans l’islam comme dans la synthèse entre l’esprit et la matière. La nature, soutient le prince qui a suscité la polémique sur sa possible conversion à l’islam, est abondante et au service de nos besoins, mais Dieu a posé des limites à son utilisation, qu’il interdit de transgresser.
Il ajoute qu’il faut dépasser le langage occidental classique et combiner les perceptions empiristes, philosophiques et spirituelles, qu’on retrouve dans l’islam; car la recherche de l’harmonie avec la nature, vitale pour l’homme, n’est pas scientifique. Pour illustrer son propos, le prince Charles se réfère à l’Age d’or de l’islam, aux 9e et 10e siècles, qui a su mettre parfaitement cette combinaison en œuvre.
Il cite à cet égard l’exemple d’un système d’irrigation en Espagne, vieux de 1200 ans, qui fonctionne toujours aujourd’hui. En France, l’attrait pour l’islam se limite au potentiel commercial qu’il représente, comme l’atteste un livre sur le marketing en contexte islamique.
Revenant à son admiration de l’enseignement islamique sur l’environnement, le prince Charles termine son discours en annonçant que la nature est un guide pour l’homme : c’est le grand livre de la création.
Ses derniers mots sont ceux d’un vieux dicton nomade: "la meilleure de toutes les mosquées est la nature elle-même". La question de la préservation de l’environnement est un sujet auquel les musulmans français commencent à être sensibles. D’ailleurs, une journée culturelle, sur le thème islam et écologie, sera organisée par la grande mosquée de Lyon ce samedi 19 juin.
Source: zaman