Les musulmans veulent leur mosquée
France(IQNA)- Jugé trop petit, le local en demi sous-sol de la rue Guynemer, utilisé depuis plus de trente ans comme lieu de prière, ne satisfait plus les pratiquants.
Aït Kicha préside depuis plus de vingt ans l'Association maghrébine d'Avallon. La structure porte un projet de mosquée, évoqué lors du dernier conseil municipal par Jean-Yves Caullet (PS), maire d'Avallon. L'élu indiquait notamment que la municipalité était disposée à collaborer avec l'association, pour l'aider à trouver un terrain où construire le lieu de culte.
-Avant de parler du projet, pouvez-vous évoquer la situation des musulmans pratiquants d'Avallon??
-Pour prier, nous disposons depuis plus de trente ans du même local prêté par la municipalité, rue Guynemer (en demi-sous-sol, N.D.L.R.). Il est ouvert à tout le monde, musulmans ou non-musulmans, car c'est aussi un lieu de vie ou des collègues ou voisins peuvent par exemple venir manger ou boire.
-Pourquoi l'association souhaite-t-elle quitter ce local, pour bâtir une mosquée?
-Le lieu actuel est trop petit, surtout en temps de fête ou dans le mois du Ramadan. Et puis rien que le vendredi, il y a plus d'une centaine de personnes. Nous voulons quelque chose de mieux. Et nous voyons aussi que dans toute l'Yonne des mosquées ont été construites, sauf à Avallon. C'est à notre tour de faire quelque chose.
-Depuis quand ce projet trotte-t-il dans la tête des membres de l'association?
-Cela fait longtemps, mais désormais ça commence à bouger. Nous avons fait la demande à la mairie, pour qu'elle nous vende un terrain. Nous voulons que tout se passe au mieux.
-Quoi pourrait ressembler la mosquée?
-Nous y réfléchissons, mais nous voulons une grande salle pour faire la prière, des toilettes et une salle de thé, elle aussi ouverte à tout le monde. De loin, ça ressemblera probablement à un pavillon. Nous voulons faire appel à un architecte et à des professionnels du bâtiment pour la construire, pas tout faire nous-mêmes.
-Quand prévoyez-vous l'ouverture?
-Tant que nous n'avons pas de terrain, on ne peut pas dire. Et la construction peut prendre plusieurs années. Cela dépend des retards éventuels du chantier, mais aussi de l'argent. Je prends actuellement des rendez-vous pour des financements. D'ailleurs à ce sujet, nous n'aurons pas d'aide de l'État et nous ne le demandons pas.
Source: lyonne