Pour répondre aux critiques des orientalistes il faut connaître leurs sources

10:15 - July 10, 2010
Code de l'info: 1953709
Téhéran(IQNA)- La première traduction en latin au XIIème siècle, avait pour objectif une domination des musulmans et est restée inconnue au public, pendant quatre siècles. Ce travail avait été fait essentiellement pour aider l’Eglise à lutter contre l’islam.
L’Hodjat-ol-islam Mohamad Ebrahim Rushanzammir, docteur en sciences coraniques et en sciences des hadiths, de l’école normale de Téhéran et membre du corps enseignant de l’université des sciences islamiques de Machhad, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que pour donner des réponses correctes et convaincantes aux orientalistes, il était nécessaire de connaitre parfaitement leur langue et leurs sources.
« Les réponses qui ont été données jusqu’ici sont trop superficielles. Les problèmes de langue et de connaissance des sources existent encore. Il est évident que les premières traductions coraniques ont été faites pour imposer l’autorité de l’Eglise ou de l’Occident, en Orient et spécialement dans le monde de l’islam. La première traduction en latin au XIIème siècle, avait pour objectif une domination des musulmans et est restée inconnue au public, pendant quatre siècles. Ce travail avait été fait essentiellement pour aider l’Eglise à lutter contre l’islam.
Les traductions qui ont suivie étaient meilleures et les critiques plus élaborées, ou parfois vraiment faites dans un esprit de recherche. Il faut que nous étudions avec précision, les motivations des orientalistes et des spécialistes de l’islam et du Coran. Certains chercheurs travaillaient pour imposer un contrôle politique d’autres pour des raisons religieuses et pour convertir les musulmans, d’autres voulaient profiter des budgets accordés à ce genre de recherches. Bien entendu il faut reconnaitre que certains orientalistes avaient des objectifs scientifiques.
Nous pouvons les reconnaître à leur méthodologie même s’ils ont fait des erreurs. Nous pouvons entre autre, citer Montgomery et le groupe d’orientalistes du dernier siècle, qui ont reconnu certaines vérités citées dans l’encyclopédie de l’islam et du Coran.
Par contre nous n’avons pas non plus d’études dans le monde de l’islam, sur les orientalistes, qui soit vraiment impartiale.
Les livres publiés dans le monde arabe sont en général ou agressifs ou trop complaisant. Je ne citerai en exemple d’études sérieuses que le livre sur l’orientalisme de Abdollah Hemmati Golian, qui a fait un bon travail dans ce domaine bien qu’incomplet », a dit l’Hodjat-ol-islam Mohamad Ebrahim Rushanzammir qui est détenteur d’un doctorat de sciences coraniques et de jurisprudence islamique, et l’auteur de nombreux articles sur l’orientalisme occidental et une thèse sur les idées des orientalistes concernant la Révélation et le commentaire coranique.
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