"Nous accusons Israël d'avoir assassiné al-Hariri, car il a intérêt, le motif et la capacité d'exécuter ce genre d'opérations qui s'étaient déroulées au Liban depuis l'an 2004 jusqu'à nos jours et qui avaient visé les dirigeants au Liban et à l'extérieur", a indiqué Sayyed Hassan Nasrallah, ajoutant: "Israël tente de profiter de toute opportunité pour détruire la résistance au Liban et son accusation de la résistance de vouloir déstabiliser le Liban".
"Au moment où Israël a échoué dans sa provocation d'une sédition confessionnelle au Liban à l'issu de l'assassinat d'al-Hriri, il a planifié l'assassinant de, Nabih Berri, président de la chambre des députés mais c'était un échec également", a-t-il a fait savoir.
Sayyed Nasrallah a indiqué que les aveux de l'agent israélien, Mahmoud Rafe'a, indiquaient que celui-ci avait contribué avec les Israéliens à la plantation d'une charge explosive d'al-Zahrani qui ciblait à l'époque M. Berri, président de la chambre des députés, soulignant que les qualités techniques et technologiques de la charge confirment qu'Israël était derrière cette tentative et qu'Israêl tentait par tous les moyens de provoquer la sédition au Liban.
Sayyed Nasrallah a dévoilé que les groupes techniques de la résistance avaient pu depuis l'an 1997 procéder aux captage des prises de vue des photos aériennes à partir des avions d'espionnages israéliens, ce qui a évité au Liban, grâce à cette infiltration technologique l'opération d'al-Anssaria exécutée par l'ennemi israélien dans la région du sud, s'est tournée au fiasco, où la résistance a tué 12 soldats israéliens.
"Les documents aériens que conserve la résistance démontrent d'une façon décisive que l'ennemi israélien avait observé toutes les routes et les axes à travers lesquels al-Hariri se déplaçaient, notamment l'axe Saint George.
Rafiq al-Hariri empruntait souvent ce parcours dans ces déplacements réguliers vers Beyrouth", a-t-il fait savoir, soulignant que les photos prises "nous" montre la route Beyrouth-Saida, tous ses détails jusqu'à la maison du frère de Rafiq al-Hariri et les prises de vue se focalisaient sur sa maison et sur le mouvement des voitures autour de son entourage.
Il a indiqué que les photos et les documents ont clarifié d'une façon claire le travail des avions israéliens de reconnaissance qui avaient filmé ces axes avec une extrême précision, affirmant que tous les experts considèrent que cet ennemi préparait une action opérationnelle contre le cortège de l'ancien 1er ministre libanais Rafic Hariri.
"Toutes les régions filmées par les avions israéliens d'espionnage ne sont ni de près ni de loin des régions ou des sites où se trouve la résistance", a-t-souligné, se demandant sur la justification qui avait poussé Israël à procéder à ce genre d'observation.
Sayyed Nasrallah a fait noter que l'un des agents israéliens sur les territoires libanais avait reconnu que son employeur israélien lui avait demandé des informations détaillées sur le président du Liban, Michel Souleymane et le chef de l'armée, Jean Qahwaji et sur la localisation de leurs domiciles et les routes y aboutissant, notamment la distance et le temps entre la maison du président Michel Souleymane et la mer de Mechia.
Sayyed Nasrallah a indiqué que cet agent a reconnu au cours des interrogatoires que parmi ses missions est d'observer les mouvements de Saad al-Hariri, l'actuel 1er ministre, et de Samir Jaja, président de de l'appareil exécutif des forces libanaises, soulignant que ces preuves affirment que l'ennemi observait auparavant les mouvements des personnalités des forces du 14 mars pour les cibler en vue de jeter l'accusation sur la Syrie et ses alliés au Liban en vue de suivre son projet de sédition et de déstabilisation.
Il a fait savoir que l'agent israélien, Ghassan Jarjous, est l'agent opérationnel le plus dangereux qui s'était trouvé sur la scène de l'assassinat de Rafiq al-Hariri un jour avant l'assassinat.
Sayyed Nasrallah a indiqué que l'agent a reconnu au cours des interrogatoires qu'il était chargé par l'ennemi de vider les côtes libanaises et les régions frontalières terrestres des éléments libanais de renseignement, soulignant que cet agent a exécuté deux opérations pour faire faciliter l'accès des agents, le 1er mars 2004 dans la région du mont du Liban et la 2ème en janvier de la même année au moment où il a participé à l'assassinat de Ghaleb Ouali à travers l'acheminement d'un groupe opérationnel dans la région pour l'assassiner et assurer par la suite son retrait après exécution.
Source: sana