Les pompes funèbres El Ouadjib travaillent dans le respect de l'islam

10:42 - August 21, 2010
Code de l'info: 1977568
France(IQNA)- Bien plus qu'une entreprise, les pompes funèbres musulmanes El Ouadjib - le devoir - sont une affaire de famille. Il y a dix-sept ans, Hocine Hadid, le père aujourd'hui à la retraite, crée l'entreprise après un décès dans la famille.
Les pompes funèbres El Ouadjib travaillent dans le respect de l'islam
France(IQNA)- Bien plus qu'une entreprise, les pompes funèbres musulmanes El Ouadjib - le devoir - sont une affaire de famille. Il y a dix-sept ans, Hocine Hadid, le père aujourd'hui à la retraite, crée l'entreprise après un décès dans la famille.
« Mon père a payé 80 000 francs de l'époque pour un rapatriement. Aujour- d'hui, ça ferait 15 000 E. C'était du vol et en plus, après, il a quand même dû se charger de tout et courir partout en France et, une fois le cercueil rapatrié, en Algérie », raconte Abdellah, l'un des cinq employés de cette entreprise familiale. « C'est pour que les gens ne se retrouvent pas dans la même situation que lui que mon père a décidé d'ouvrir les pompes funèbres El Ouadjib. »
Les prestations sont effectuées dans le respect des traditions de l'islam : « On procède aux ablutions. Avec un savon spécial, on lave le corps du défunt qui est ensuite enveloppé dans un linceul de coton blanc. » Cette toilette est généralement réalisée par des bénévoles de la mosquée.
Pour que le rite soit parfaitement accompli, le corps doit être enterré tourné vers la Mecque. En France, cela se fait donc dans un carré musulman : « Il y en a peu dans le Nord et il ne reste que très peu de places à Lille. » Il y a encore quelques années, nous dit Abdellah, la mairie accordait des dérogations.
Aujourd'hui, elle ne le fait plus que très rarement. « Mais il faut tout de même reconnaître que la mairie fait beaucoup d'efforts. » Parfois, l'impossibilité de respecter cette dernière exigence est mal comprise : « Les familles ont l'impression de ne pas avoir accompli leur devoir envers le défunt jusqu'au bout. » Pour Abdellah, la qualité indispensable pour travailler dans ce secteur d'activité un peu particulier, c'est l'honnêteté : « Lorsqu'on est confronté à la mort, on demande comment, on ne demande pas combien. » Par exemple, il parle du prix d'un rapatriement.
Les tarifs actuels, il préfère les taire, à cause de la concurrence. Mais à l'époque où les pompes funèbres El Ouadjib ont vu le jour, un rapatriement vers le Maroc ou l'Algérie coûtait 15 000 francs.
Le travail de l'entreprise funéraire ne s'arrête pas au rituel et au rapatriement. Il y a tout un volet administratif lié au décès, durant lequel El Ouadjib essaye également d'accompagner les familles.
Source: lavoixdunord
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