L ors d’un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), l’Hojjat ol islam Mohamad Hassin Zamani, directeur international des Howza Elmieh, en déclarant ces propos, a souligné : « Le défunt Hossein Abdollahi Khorwash, professeur au ministère de l’éducation nationale, habitait à Ispahan. Avant la révolution, nous n’avions pas beaucoup d’institutions coraniques et nous ne bénéficiions pas du soutien du gouvernement. Aucun budget ne nous était accordé par le ministère. Il a consacré 20 ans de sa vie à connaître les orientalistes et les savants non musulmans qui avaient fait des recherches sur l’islam et le Coran. Notre légitimité était prouvée pour eux. »
Il a ajouté : « Le défunt Khorwash a pu déchiffrer aux environs de 2000 noms. Pour certains, il a trouvé de nombreuses caractéristiques et pour d’autres, moins mais il a publié de l’ensemble de ces noms, deux volumes qui n’ont malheureusement pas été réédités. Je propose aux éditeurs intéressés et voulant avoir un rôle sur ce sujet, de trouver ce livre, notamment les éditeurs d’Ispahan qui avaient cette perle précieuse à Ispahan. Bien entendu, il n’est pas sur le marché car depuis 30 ou 40 ans qu’il a été publié, on peut trouver des exemplaires dans les bibliothèques. »
Zamani a expliqué : « Je ne pense pas que la réédition de ce livre soit suffisante. Ma proposition, d’un regard scientifique, est qu’une recherche complémentaire soit réalisée concernant ce livre dans le sens des sources que le défunt Khorwash a trouvées et à partir desquelles il a rédigé ce livre. Elles ne sont pas mentionnées dans ce livre ce qui diminue sa valeur scientifique. Par conséquent, je propose de faire la recherche et de demander à sa famille et à ses héritiers, ses sources et de les insérer en marge des pages de ce livre pour qu’il trouve sa valeur scientifique et deuxièmement de trouver plus d’informations sur l’époque du défunt Khorwash, car à son époque, ni les sites ni internet n’existaient mais actuellement, on peut trouver facilement des informations complémentaires au sujet de ces 2000 noms sur les sites internet ainsi que des représentations culturelles de notre pays dans différents pays. Il ne faut pas se contenter d’un nom et de quelques lignes de rapport. »
Il a précisé que la réédition de ce livre devait être accompagnée de deux spécificités : premièrement, mentionner les sources que le défunt avait à sa disposition et deuxièmement, les informations complémentaires sur lesquelles le groupe veut effectuer ce travail qui ne doit pas être fait par une seule personne. Ma proposition est qu’il faut qu’un groupe s’engage à le faire. »
Il a ajouté : « Après le défunt Khorwash, d’autre livres ont été rédigés en persan ainsi qu’en anglais mais pas aussi complets. Les noms des savants occidentaux convertis à l’islam sont rassemblés sur certains sites. Ces sources sont à notre disposition et facilitent nos tâches. »
Zamani a dit : « Ma proposition à IQNA et aux éditeurs intéressés par les travaux religieux et islamiques notamment les éditions de recherche à Ispahan est qu’ils fassent des efforts pour éditer un nouveau livre avec les nouvelles informations concernant les personnalités que je viens de citer dont le défunt Khorwash avait trouvé les noms il y a 40 ans. Pendant ces 40 années, nous avons été témoins d’une vague grandissante pour accueillir les savants chrétiens, juifs, zoroastriens et bouddhistes à l’islam Certains sont plus importants que les anciens savants. »
Il a expliqué : « Par exemple, le professeur Hamed Elgar, savant américain converti à l’islam chiite, enseigne depuis près de 40 ans dans les universités du monde. Il connait 10 langues et a rédigé beaucoup de livres. Une de ses œuvres est la traduction des 12 volumes d’Al Mizan en anglais. Nous avons de telles personnalités orientalistes converties à l’islam et qui sont l’honneur de l’Umma islamique. »
Ex attaché de l’Iran en Egypte, il a ajouté : « Il est nécessaire qu’un nouveau travail soit effectué et je propose aux universités et aux centres d’enseignement Howzawis de désigner une thèse avec le sujet d’étude des raisons d’accueil des savants occidentaux et orientaux ainsi que les orientalistes vers l’islam. »
Il a ajouté : « Certaines réponses des orientalistes musulmans aux doutes des orientalistes et des non musulmans ignorants et hostiles sont meilleures car ils savent mieux choisir leurs sources et les cadres pour qu’ils soient acceptés bien que les réponses des iraniens et des musulmans soient plus fortes en raison de la profondeur et de la pureté des réponses. Nous avons donc plus de profondeur mais les meilleurs choix et cadres sont à leur disposition et il faut admettre qu’ils peuvent mieux choisir ces cadres. »
Concernant les échanges avec les orientalistes convertis à l’islam, il a répondu : « Il faut dire que les institutions iraniennes et islamiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur dans des pays comme l’Egypte, l’Arabie saoudite, le Pakistan ont des coopérations et des contacts avec un certain nombre d’orientalistes et même ont bénéficié de leurs capacités scientifiques et de leurs œuvres. Ils ont commencé à rédiger des ouvrages mais il faut avouer que l’avancement est très minime. Ca veut dire qu’en Iran, nous n’avons pas pu identifier les grands orientalistes qui sont des savants et qui ont des choses à dire. Ils n’ont pas été invités pour donner des conférences scientifiques, enseigner dans les universités et des Howza ou on ne leur a pas confié la direction d’un projet scientifique dans les centres de recherche. C’est une lacune qu’il faut combler et je propose à toutes les institutions de recherches islamiques et les enseignements universitaires ou Howzawis de désigner ce sujet comme un projet de travail. »
Il a ensuite analysé les avantages d’inviter les savants et les orientalistes convertis à l’islam et a dit : « A mon avis, l’invitation d’un orientaliste et d’un savant occidental chrétien converti à l’islam par la recherche a plusieurs intérêts : premièrement, les jeunes musulmans feront plus attention aux attirances de l’islam qui est si fort qu’il a attiré les savants non musulmans. Deuxièmement, la conviction de notre jeune génération qui est la cible des propagandes occidentales, sera renforcée. Certains jeunes pensent que le progrès et la civilisation sont en occident et que les musulmans sont des arriérés. Quand ils voient que de grands savants occidentaux comme Elgar se sont convertis à l’islam et ont été attirés par le Coran, ils sentent que l’islam a énoncé les principes et les valeurs éternels historiques. »
Le troisième intérêt est qu’une série de recherches faites par les savants occidentaux musulmans sur une vision de la science et de la civilisation occidentales sur l’islam que nous n’avons pas, est une production de la science islamique et que nous devons en profiter. Quatrième intérêt est que quand par la voie de la science, ils nous unissent, naturellement, ils apprennent de nous de nouvelles connaissances dont ils n’avaient pas idée. Ils peuvent donc être propagandistes de nos pensées et de nos connaissances islamiques et coraniques dans les sociétés occidentales. »
A la fin de son entretien, il a conseillé à IQNA d’identifier les chercheurs contemporains actifs dans les pays non islamiques et de les inviter à participer à une conférence scientifique avec la contribution des autres centres coraniques et il a présenté sa disponibilité pour l’organisation d’une telle conférence.
635557