Des femmes, des hommes, de jeunes garçons et des filles ont envahi l’espace situé sur le flanc droit du Mausolée de Seydina Issa Rohou Lahi, à Cambérène. Ils sont vêtus de blanc.
Ils viennent de plusieurs quartiers de Dakar, notamment de Yoff, de Diamalaye, Thiaroye, Yeumbeul, Malika, Ngor, Ouakam et Cambérène. Ils déclament des poèmes religieux rendant gloire à Seydina Limamou Lahi et à son fils, Seydina Issa Rohou Lahi. Les déclamations emplissent Cambérène.
Les fidèles affluent. Les autorités aussi. Parmi ces dernières, le ministre Aminata Tall, l’ancien maire de la ville de Dakar, Mamadou Diop, le directeur de la Senelec, Seydina Kane, le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Ahmadou Lamine Dieng entre autres. La ferveur monte.
Les fidèles continuent de descendre des voitures, bravant la canicule qui règne sur ce lieu de culte, aux environs de 13 heures. Les femmes se relaient pour réciter les versets du saint Coran et des sermons de Seydina Limamou Lahi. Elles récitent avant de les traduire en wolof. La foule les écoute religieusement.
Après la fin de chaque déclamation, Cheikh Mbacké Laye prend le micro pour inviter l’assistance à encourager ces femmes. Il ressort de cette cérémonie, le travail effectué pour initier les disciplines à lire et à traduire les versets du saint Coran.
« Nous devons faire des efforts pour mieux comprendre et mieux connaître notre religion. Ces femmes sont sur cette voie », se réjouit Cheikh Mbacké Laye, chef du Daara Seydina Limamou Lahi. Quelques minutes auparavant, le fils aîné du khalife, Seydina Issa Thiaw Lahi, a invité les musulmans à rompre avec certains comportements. « L’Islam, ce n’est pas quelque chose de théorique. C’est un ensemble de comportements qu’il faut incarner », prêche le guide religieux. Nous devons, poursuit-il, cultiver les valeurs de modestie, de solidarité et d’unité. Dans ce contexte de crise des valeurs, et où l’Islam fait l’objet de toutes les critiques, le guide religieux a exhorté ceux qui ont des connaissances islamiques à assumer leur responsabilité. « Toutes les personnes qui ont un savoir ont une grande responsabilité dans ce nouveaux contexte mondial. Les connaisseurs en islam doivent transmettre aux fidèles des messages qui leur aideront à mieux se comporter dans ce monde si bas pour avoir des récompenses demain », insiste Seydina Issa Thiaw Laye.
Source: lesoleil