1- Le représentant du Secrétaire général des Nations Unies a assisté à cette réunion, 2- La réunion a réaffirmé la détermination des Etats membres de l'OCI à œuvrer au renforcement de la coopération avec les Nations Unies, conformément à sa Charte et pour faire face aux multiples menaces et relever les challenges actuels sur la scène internationale. La réunion a redit que les Nations Unies restent un mécanisme mondial indispensable pour promouvoir la vision partagée d'un monde plus pacifique, plus sûr et plus prospère.
La réunion a exprimé sa satisfaction de l'évolution des relations entre l'OCI et les Nations Unies et des contacts réguliers entre les deux Secrétaires généraux. Dans ce contexte, la réunion s'est félicitée des résultats de la réunion biannuelle sur la coopération entre l'OCI et l'ONU, qui s'est déroulée dans les locaux du Centre de Recherche sur l’Histoire, les Arts et la culture islamiques (IRCICA) en juin 2010 à Istanbul.
3- La Réunion a invité tous les Etats Membres à participer activement et au plus haut niveau à la 12éme Session de la Conférence Islamique au Sommet qui se tiendra à Sharm El Sheikh, en Egypte, les 16 et 17 Mars 2011.
4- La réunion a exprimé sa gratitude au secrétaire généal. pour son rôle dans la défense et la promotion des intérêts et des causes du monde islamique et le renforcement de l’aura international de l’OCI en tant qu’acteur majeur de la scène mondiale.
5- La réunion, qui a réaffirmé son attachement sans réserve à la nouvelle vision, mission et mandat de l'OCI tels que définis par la Charte de l'Organisation et par son Programme d'Action décennal, de même qu'à l'ensemble des résolutions antérieures adoptées au niveau du Sommet et du CMAE, a admis le fait que le monde islamique du 21ème siècle continuait à faire face à des défis colossaux.
6- La réunion a réaffirmé la centralité de la cause d’Al-Quds Al-Sharif pour l’ensemble de la Oummah islamique, et a souligné l’identité Palestinienne, Arabe et Islamique de Jérusalem Est occupé et la nécessité de défendre la sacralité des lieux saints islamiques et chrétiens. Elle a réitéré sa ferme condamnation d’Israël, en tant que puissance occupante, pour son agression persistante contre les sanctuaires islamiques et chrétiens dans Al-Quds Al-Sharif. A cet égard, la Réunion a exprimé sa vive préoccupation, et a condamné en particulier les mesures israéliennes illégales d’intensification de la colonisation, y compris les activités d’implantation en cours, le transfert de colons israéliens supplémentaires et la construction de la clôture dans et autour de la ville sainte, les fouilles illégales sous la mosquée d’Al-Aqsa, ainsi que l’intensification de la démolition des maisons palestiniennes, l’éviction des familles palestiniennes de la ville, la confiscation de toujours plus de terres palestiniennes, de maisons et de propriétés, la révocation des droits de résidence Palestiniens dans la Cité, toutes mesures visant à vider illégalement la ville de ses habitants palestiniens . La Réunion a appelé à une action urgente pour abroger définitivement toutes les mesures israéliennes illégales visant à changer la composition démographique, le caractère, la nature géographique et le statut légal de la ville sainte.
7- La Réunion a salué les efforts déployés par Sa Majesté le Roi Mohammad VI, Président du Comité Al-Quds et de Bayt Mal Al-Quds dans le but de préserver l’identité d’Al-Quds Al-Sharif et de soutenir la résistance de ses habitants.
8- La réunion a souligné que toutes ces mesures israéliennes de colonisation dans les territoires occupés, y compris Jérusalem Est, constituent des violations flagrantes du Droit international, dont la 4éme convention de Genève et les résolutions pertinentes des Nations Unies et dénotent d’un mépris non moins flagrant de l’avis consultatif rendu le 9 juillet 2004 par la cour internationale de Justice. La réunion a demandé à Israël, en tant que puissance occupante, de mettre immédiatement fin à toutes activités de colonisation et de construction du Mur dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem Est.
9- La réunion a condamné la persistance d’Israël à vouloir infliger des sanctions collectives au peuple palestinien, dont et en particulier le bouclage illégal de la Bande de Gaza, qui a eu un impact grave sur les conditions humanitaires. La réunion a demandé à Israël de mettre immédiatement fin à ses sanctions collectives illégales contre le peuple palestinien, y compris par la levée complète de son bouclage de la Bande de Gaza. La Réunion a également appelé à une action urgente pour accélérer la reconstruction de la bande de Gaza après les vastes dommages causés par l’agression militaire israélienne condamnable de décembre 2008-Janvier2009, et, à cet égard, réitéré la demande de mesures sérieuses de suivi afin de garantir la justice et la reddition de comptes pour les crimes commis par la puissance occupante au préjudice de la population palestinienne civile de la Bande de Gaza.
10- La Réunion a profondément regretté et fermement condamné l’agression militaire haineuse lancée par Israël le 31 Mai 2010 dans les eaux internationales contre le convoi d’assistance humanitaire à destination de Gaza, dite “Flottille de la Liberté”, et qui s’était soldée par la mort de 9 civils innocents et de nombreux blessés, et a souligné la nécessité de mener une enquête internationale prompte, crédible, indépendante, impartiale et transparente sur le raid israélien, conformément aux normes internationales La Réunion a accueilli favorablement à cet égard la nomination par le Secrétaire-Général des Nations Unies d’un Panel d’Investigation de même que la désignation d’une mission d’enquête du Conseil des Droits de l’Homme en vue d’établir la réalité des faits dans ce déplorable incident et de demander aux parties impliquées de rendre compte de leurs actes.
11- La réunion a appelé à une intensification des efforts de la communauté internationale, y compris le quartet et en particulier le Conseil de Sécurité, en vue de soutenir et de promouvoir la reprise et la conclusion rapide des négociations de paix visant à mettre un terme à l’occupation du territoire palestinien, y compris Jérusalem Est, et des autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, ainsi que l’instauration d’un règlement juste, durable et pacifique de la question de la Palestine et du conflit Arabo-israélien en tant que tout, conformément au droit International et aux résolutions du Conseil de Sécurité 242 (1967), 338 (1973), 1397 (2002), 1515 (2003) et 1850 (2008), aux termes de référence de Madrid , au principe de la Terre en échange de la paix, à la Feuille de Route du Quartet et à l’initiative Arabe de Paix, réalisant par ce faire la solution des deux-Etats pour la paix, et permettant au peuple palestinien de jouir de ses droits inaliénables, y compris son droit à l’autodétermination et à la souveraineté sur son propre Etat palestinien indépendant et viable, sur la base des frontières de 1967, avec pour capitale Al Qods Al Sharif, et d’une juste solution à la situation des réfugiés palestiniens conformément à la résolution 194(III) du 11 décembre 1948.
12- La réunion a fermement condamné la politique d’Israël qui refuse de se plier à la résolution 497(1981) du conseil de sécurité concernant le Golan Syrien occupé et sa politique d’annexion, de construction d’implantations coloniales, de confiscation des terres, de détournement des sources d’eau et d’imposition de la nationalité israélienne aux citoyens syriens. Elle a également demandé à Israël de se retirer complètement du Golan syrien occupé jusqu’aux lignes du 4 Juin 1967, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité 242(1967) et 338(1973), au principe de la terre en échange de la paix, aux termes de référence de la conférence de Madrid et à l’Initiative Arabe de Paix, adoptée par le Sommet Arabe de Beyrouth le 28 Mars 2002.
13- La réunion a réaffirmé la nécessité d’amener Israël à respecter les dispositions de la 4éme Convention de Genève sur la Protection des Civils en temps de guerre, datée du 12 Aout 1949, et d’appliquer ces mêmes dispositions aux détenus Syriens dans le Golan Syrien occupé. La réunion a également demandé à Israël de remettre en liberté tous les citoyens Syriens arrêtés au Golan Syrien occupé, compte tenu du fait que certains d’entre eux sont incarcérés depuis plus de 25 ans.
14- La réunion a condamné la décision de l’Administration américaine d’imposer des sanctions économiques unilatérales à la Syrie; Elle a exprimé son rejet de la soi-disant “loi demandant des comptes à la Syrie” et a considéré celle-ci comme nulle et non-avenue, et constituant une violation flagrante des principes du Droit international, des résolutions et de la Charte des Nations Unies, de même que des résolutions de l’Organisation de la Conférence Islamique, et comme dénotant d’un parti-pris sans équivoque en faveur d’ Israël. La réunion a exprimé sa solidarité avec la république Arabe Syrienne et a apprécié la position syrienne appelant à favoriser le dialogue et la diplomatie dans les relations internationales en vue de résoudre tous les conflits net litiges; Elle a demandé aux Etats Unis de revoir leur position concernant cette Loi le plus tôt possible et d’abroger toutes les décisions y afférentes.
15- La réunion a réitéré son soutien au Liban pour la libération totale de tous ses territoires et a insisté sur la nécessité du retrait d’Israël des vergers de Shaba, des collines de Kfarshouba, et de la partie libanaise du village d’Al-Ghajar. Elle a appelé à la mise en œuvre stricte et complète de la Résolution 1701 (2006), et a fermement condamné les violations incessantes par Israël de la souveraineté libanaise, au sol, en mer, et dans l’espace aérien, y compris les réseaux d’espionnage implantés au Liban. La réunion a souligné le droit des réfugiés palestiniens de retrouver leur mère patrie et a rejeté toute forme de réinstallation. Elle a salué le rôle important joué par S.E. le Président Michel Sleiman, en présidant les sessions de dialogue national, et pris note des activités en cours du Tribunal Spécial pour le Liban, et s’est félicitée des efforts exercés afin de faire la lumière sur l’assassinat du Premier Ministre Rafiq Hariri et ses compagnons de manière à établir la justice et à instaurer la paix et la sécurité au Liban, loin de toute politisation.
16- La réunion a réitéré la nécessité d’un règlement pacifique et négocié de tous les conflits dont le monde islamique est le théâtre. A cet égard, la Réunion a souligné la nécessité pour le Groupe Intergouvernemental d’Experts de continuer à développer des propositions sur le futur rôle de l’OCI dans le maintien de la sécurité et de la paix et dans le règlement des conflits en vue de soumettre davantage de recommandations, notamment en matière de renforcement des capacités des Etats membres et du Secrétariat General. Elle a en outré appelé à l’intensification du recours aux bons offices du Secrétaire général en matière de diplomatie proactive, notamment à travers la médiation et la nomination, si besoin est, d’émissaires de haut niveau en consultation avec les Etats membres sur les situations de conflit, et en conformité avec la Charte.
17- La réunion a exhorté les Etats membres et la communauté internationale à poursuivre leur appui vigoureux et leur assistance au peuple et au Gouvernement d'Afghanistan dans la lutte contre le terrorisme, pour l'élimination du problème de la drogue, la réalisation de la sécurité et de la stabilité et le développement global et durable. Elle a accueilli favorablement à cet égard les résultats de la Conférence de Kaboul de Juillet 2010, dont le renouvellement de l’engagement de la communauté internationale pour un Afghanistan sûr, prospère et démocratique et son appui au leadership afghan de transition à travers le renforcement des capacités des Forces de Sécurité Nationales d’Afghanistan et à travers le renforcement de l’ infrastructure économique du pays. La réunion a souligné l'importance de la participation effective de l'OCI aux efforts déployés pour promouvoir la paix et le développement, garantir la sécurité et la stabilité en Afghanistan et a salué la décision de nommer un représentant permanent et spécial de l'OCI pour l'Afghanistan. La réunion s'est félicitée des élections parlementaires organisées en Afghanistan le 18 septembre 2010 et a exprimé l’espoir que ces élections contribueront à renforcer la stabilité du pays.
18- La réunion s'est félicitée des élections parlementaires qui se sont déroulées en République d’Irak le 7 mars 2010 et a souligné l'urgente nécessité de la formation d'un Gouvernement pleinement représentatif, qui soit basé sur un large consensus et illustrant l'équilibre reflété par les élections. La réunion a demandé au Secretariat de l’OCI de suivre le processus de mise en oeuvre de la Résolution 1/37- POL relative à la situation en République d’Irak, adoptée par la Trente-septiéme session du CMAE, réunie à Doushanbé, Republique du Tadjikistan du 18 au 20 Mai 2010.
19- La réunion a condamné les atteintes massives aux droits de l’homme et le meurtre d’Irakiens, de Koweitiens et de ressortissants de pays tiers commis par l’ancien régime irakien au mépris des normes du Droit International et du Droit Humanitaire international, et s’est félicitée de toutes les mesures prises par le Gouvernement Irakien pour poursuivre les criminels et les traduire en justice.
20- La réunion a condamné les actes de terrorisme, de violence. Il a également condamné la piraterie au large des côtes somaliennes, qui continuent à être perpétrés en Somalie et a réaffirmé son appui total au Gouvernement fédéral de transition, en tant que Gouvernement internationalement reconnu en Somalie. Elle a salué la décision d'ouvrir un bureau de coordination de l'OCI à Mogadiscio sur la base des contributions volontaires et a appelé les Etats membres et la communauté internationale à intensifier leur assistance à la Somalie, notamment dans les domaines sécuritaires et humanitaires et conformément aux résultats de la récente conférence internationale d'Istanbul sur la Somalie, organisée en mai 2010 en vue de développer les capacités du TFG.
21- La réunion a exprimé son entière solidarité avec le Soudan, sous la direction de S.E. le Président Oumar Hassan Ahmed Al-Bachir et a renouvelé son appui indéfectible aux démarches engagées dans le but de promouvoir une réconciliation nationale réelle, une paix et une stabilité durables dans le contexte d'un pays souverain et unifié. La réunion a réitéré la position du principe de l'OCI à l'égard du mandat émis par la Cour Pénale Internationale à l'encontre du Président soudanais et a mis en garde contre ses conséquences sur le processus de paix au Darfour initié à Doha. La réunion s'est également félicitée des résultats de la Conférence des donateurs de l'OCI pour la reconstruction et le développement du Darfour, qui s’est déroulée au Caire, en République Arabe d’Egypte, le 21 Mars 2010, et était co-présidée par la République arabe d’Egypte et de la République de Turquie et a exhorté les Etats membres à contribuer tout aussi généreusement à la prochaine Conférence des donateurs pour le développement de l'Est du Soudan, qui sera abritée par l'Etat du Koweït en décembre 2010.
22- La réunion a condamné l'agression arménienne contre l'Azerbaïdjan et a appelé à un règlement du conflit basé sur le respect de l'intégrité territoriale et de l'inviolabilité des frontières internationalement reconnues de la République d'Azerbaïdjan. La réunion a également exprimé sa vive préoccupation devant les changements démographiques forcés, l’ingérence dans les droits de propriété, la protection inadéquate du patrimoine culturel et des sites sacrés dans la région du Nagorno-Karabakh et les autres territoires occupés d’ Azerbaïdjan et a réaffirmé à cet égard son soutien de principe aux efforts de l’ Azerbaïdjan, y compris au sein de l’Assemblée Générale des Nations Unies, visant à garantir le respect de la légalité internationale et de la législation internationale des droits de l’Homme dans les territoires occupés d’ Azerbaïdjan.
23- La réunion a réaffirmé son soutien de principe au peuple du Jammu et Cachemire pour la réalisation de son droit légitime à l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies et aux aspirations des cachemiris. Elle a souligné la nécessité de respecter pleinement les droits humains du peuple cachemiri de même que l'importance qu'il y a à prendre toutes les mesures requises pour fournir une assistance humanitaire aux cachemiris. Elle a également appelé l'Inde à permettre aux groupes internationaux des droits de l'homme et aux organisations humanitaires de visiter librement le Cachemire.
24- La Réunion a exprimé sa préoccupation à la suite du recours indiscriminé, récemment et actuellement, à la force et des violations massives des droits de l’Homme commises au Cachemire occupé par l’Inde (IOK) par les forces armées indiennes et qui s’est soldé par le meurtre des dizaines de civils innocents et non armés ainsi que par des centaines de blessés, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées.
25- La réunion a salué les efforts du Pakistan ainsi que sa disposition affichée de s’engager avec l’Inde pour régler toues les questions en suspens , y compris le conflit du Jammu Kashmir, et a exhorté la communauté internationale à assumer le rôle qui lui revient afin de résoudre ce vieux contentieux qui traine depuis trop longtemps sur l’agenda des Nations Unies en vue d’une amélioration globale des relations entre le Pakistan et l’Inde et pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
26- La réunion a appelé le Secrétaire général de l'OCI à suivre activement la situation en Bosnie Herzégovine dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution pertinente adoptée par la 37ème session du CMAE à Douchanbé. La réunion a également invité les Etats membres et les institutions financières de l'OCI à contribuer généreusement au fonds d’Assistance de l'OCI pour le retour des personnes déplacées en Bosnie Herzégovine pour permettre au fonds de poursuivre ses activités de reconstruction en Bosnie Herzégovine. La réunion a exhorté toutes les parties en Bosnie Herzégovine à faire preuve de retenue et à rester calmes pendant les élections générales du 3 Octobre 2010 et a exprimé son espoir de voir le scrutin se dérouler de manière pacifique et dans l’ordre, favorisant ainsi l’instauration d’un climat plus propice à la coopération et au progrès.
27- La réunion a exprimé son appui constant et sans réserve à l'unité et la stabilité de la République du Yémen et a dénoncé toutes les tentatives visant à saper la stabilité, l'unité et la sécurité de ce pays.
28- La réunion a exhorté les Etats membres à soutenir l'Union des Comores en honorant les promesses qu'ils ont faites durant la Conférence de Doha et en mettant à la disposition des Comores les ressources requises pour la mise en œuvre de ses programmes de développement socioéconomique.
29- La réunion a réaffirmé la souveraineté incontestable de l’union des Comores sur l’ile de Mayotte. Elle a condamné à cet égard le référendum du 29 Mars 2009, organisé par le Gouvernement français sur l’ile comorienne de Mayotte, et a considéré ce référendum comme nul et non avenu, parce que constituant une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Etat comorien et représente une infraction grave au Droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies.
30- La réunion a exhorté les Etats membres à accorder leur soutien financier, matériel et logistique pour l'organisation des élections générales en Côte d’Ivoire durant le mois d'octobre 2010. La réunion a également invité les Etats membres et les institutions financières de l'OCI ainsi que les donateurs à accorder leur assistance pour la reconstruction et la réhabilitation économique en Côte d’Ivoire.
31- La réunion a exprimé son appui au processus démocratique en cours en République de Guinée et a appelé les Etats membres à continuer à assister ce pays pour la réalisation de son développement durable.
32- La réunion a réaffirmé son entière solidarité avec la République de Djibouti dans son contentieux territorial avec l'Erythrée. La réunion a salué les efforts de médiation déployés par l’ Emir du Qatar en vue de régler le contentieux frontalier entre Djibouti et l’Erythrée et qui a débouché sur un Mémorandum d’Accord ; Elle a appelé les deux parties à s’engager dans le processus de paix pleinement et en toute bonne foi, à éviter de recourir ou de menace de recourir à la force, à honorer pleinement leurs engagements et à se conformer entièrement aux dispositions des déclarations et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des NU.
33- Appréciant les efforts inlassables déployés par la partie chypriote turque pour parvenir à une solution équitable, durable et globale à Chypre avant la fin de l’année 2010, date-butoir fixée par le Secrétaire Général des Nations Unies, la réunion a appelé les Etats membres à renforcer leur solidarité effective avec l'Etat chypriote turc, en s'associant étroitement à lui en vue de l'aider matériellement et politiquement à surmonter l'isolement inhumain qui lui a été imposé.
34- La Réunion a pris note des progrès constants accomplis dans le renforcement de la démocratie globale au Kosovo. Elle a exprimé l’intérêt constant de l’OCI et sa solidarité avec le peuple du Kosovo. Soulignant l’importance de la stabilité dans l’ensemble de la région des Balkans, la réunion a pris note de l’avis consultatif rendu par la Cour Internationale de Justice le 22 Juillet 2010 à savoir que la déclaration d’indépendance du Kosovo n’enfreint nullement le Droit international. Elle a également salué la résolution A/RES/64/298 adoptée par consensus par l’AG des NU et exprimé son appui sans réserve au processus de dialogue en vue d’améliorer les conditions d’existence de la population ainsi qu’à la coopération entre les Parties.
35- La réunion a fermement condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et quels qu'en soient les auteurs et leurs motivations. Elle a réaffirmé son engagement à renforcer la coopération mutuelle dans la lutte contre le terrorisme, notamment et entre autres en adoptant une définition appropriée du terrorisme par consensus, et en encourageant l'échange mutuel d'informations, le renforcement des capacités et la prise en charge des causes profondes du terrorisme comme les conflits non réglés et qui perdurent, l'exclusion et la marginalisation persistante des peuples et la négation des droits des peuples vivant sous le joug de l’occupation étrangère.
36- La Réunion a condamné et rejeté toutes les tentatives associant l’islam ou un pays islamique donné, une race, une religion, une culture ou une nationalité avec le terrorisme.
37- La Réunion a pris note de l’adoption la Stratégie Globale des Nations Unies pour la Lutte contre le Terrorisme en 2006 et réaffirmé son statut en tant que document vivant et nécessitant une mise à jour. Elle a donc invité le mécanisme de révision de la stratégie à tenir compte des causes profondes du terrorisme et à faire la distinction entre le terrorisme et la lutte pour le droit à l’autodétermination des peuples vivant sous le joug de l’occupation étrangère et de la domination coloniale ou étrangère. La réunion a admis que l’occupation étrangère, le terrorisme d’Etat, l’injustice politique et économique et le déni du droit à l‘autodétermination constituent les principales causes du terrorisme. La réunion a également admis qu’une approche structurée dans le temps, envisageant des objectifs à court, moyen et long terme, pour la mise en œuvre de la stratégie, pourrait permettre de régler les questions litigieuses afférentes à cette stratégie.
38- La Réunion a réitéré que la lutte des peuples ployant sous le joug de l’occupation étrangère et du colonialisme, pour l’exercice de leur droit à disposer d’eux-mêmes et à accéder à liberté et à l’émancipation nationale, ne constitue en aucun cas un acte de terrorisme.
39- La réunion a considéré que le financement du terrorisme constituait un motif de vive préoccupation pour la communauté internationale et a reconnu que le paiement de rançons aux groupes terroristes représentait l’une des principales sources de financement du terrorisme. La réunion a appelé les Etats Membres à coopérer pour bannir le versement des rançons réclamées par les groupes terroristes.
40- La réunion a souscrit avec appréciation à l’initiative de la Tunisie appelant à une conférence internationale sous les auspices des Nations Unies pour élaborer un code de conduite sur la lutte contre le terrorisme.
41- La réunion a pris note de la Réunion de haut niveau su « la relance des travaux de la conférence sur le désarmement(CD) et pris acte des négociations multilatérales sur le désarmement du 24 décembre 2010 à New York. Elle a appelé à une détermination renouvelée pour la réalisation de manière équilibrée, des objectifs mutuels de renforcement du désarmement nucléaire et de la non prolifération dans tous leurs aspects.
42- La réunion a considéré que les efforts de désarmement devraient être promus de manière équilibrée afin de garantir le droit de chaque Etat à la sécurité et de veiller à ce qu’aucun Etat individualisé ou groupe d’Etats ne puisse s’adjuger de quelconques avantages aux dépens des autres et ce à n’importe quel stade. A chaque étape du processus, l’objectif devra être celui d’une sécurité non diminuée avec un niveau d’armement et de forces militaires maintenu au niveau le plus bas possible.
43- Dans ce contexte, la Réunion a appelé à la convocation rapide de la 4éme session spéciale sur le désarmement (SSOD-IV). La réunion a également souligné l'impératif de promouvoir la diplomatie multilatérale pour le règlement des problèmes liés au désarmement et à la non prolifération et a souligné dans ce contexte que les institutions multilatérales basées sur les traités et établies sous les auspices des Nations Unies sont les seules instances légitimes habilitées à vérifier et à garantir le respect des accords internationaux pertinents.
44- Prenant note des « conclusions et recommandations pour les actions de suivi » de la conférence de révision du TNP de 2010 au niveau du Moyen Orient, la réunion a exhorté toutes les parties directement concernées à envisager sérieusement de prendre les mesures pratiques et urgentes requises pour mettre en œuvre la proposition portant sur la création d'une zone libre de tout armement nucléaire dans la région du Moyen-Orient, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, et a mis en garde contre les conséquences graves du refus constant par Israël d'adhérer au TNP et de placer promptement toutes ses installations nucléaires sous le régime complet de garanties de l'Agence Internationale d’Energie Atomique (AIEA).
45- La Réunion a pris note avec appréciation de la Déclaration conjointe signée à Téhéran le 17 Mai 2010, par les Ministres des Affaires étrangères de la République Islamique d’Iran, de Turquie et du Brésil concernant l’échange de combustible nucléaire. Elle fortement appelé la communauté internationale à appuyer cette Déclaration Conjointe et à saisir l’opportunité de l’atmosphère positive ainsi créée pour de futurs accords englobant tous les aspects du dossier.
46- La Réunion s’est déclaré profondément préoccupée par l’obstination de certaines puissances de vouloir imposer des sanctions économiques en tant que moyens de pression politique ou économique sur certains Etats Membres de l’OCI, et ce dans le but d’empêcher ces pays d’exercer leur droit de déterminer librement et de leur plein gré leur propres systèmes politique, économique et social. Elle a réaffirmé que les mesures économiques et financières ne devraient pas être employées comme moyens de coercition politique et que les nations ne devraient en aucun cas être dépossédées de leurs propres moyens de subsistance et de développement. Elle a invité les Groups de l’OCI à New York et Genève à travailler en coordination et à soulever la question dans le contexte des points de l’ordre du jour et des résolutions appropriés afin d’en dénoncer l’impact négatif sur les Etats Membres.
47- La Réunion a invité les Etats Membres à veiller à la mise en œuvre de la Résolution No. 41/37-POL sur la coordination et le mode de vote des Etats Membres aux Nations Unies et dans les autres fora internationaux et multilatéraux.
48- La réunion a passé en revue les activités entreprises par l'OCI pour faire face aux défis du développement dans ses pays membres, y compris la mise en place du système de préférences commerciales et la création de divers fonds pour la réduction de la pauvreté. La réunion s'est félicitée du partenariat actuellement établie entre l'OCI et les agences compétentes des Nations Unies, notamment la mission de la task force COMCEC-FAO sur la sécurité alimentaire et le développement agricole, ainsi que des efforts similaires visant à concrétiser les objectifs de développement du millénaire. Elle a également appelé les autres partenaires et acteurs internationaux à soutenir la promotion de ces programmes de développement concernant les secteurs des transports, du tourisme, du développement industriel, de l’agriculture et de l’énergie. La réunion s'est félicitée de l'accent actuellement mis sur le renforcement du rôle des blocs économiques régionaux dans la réalisation des objectifs économiques du Programme d'Action décennal.
49- La Réunion a rappelé les documents finaux issus de la seconde phase du Sommet Mondial sur la Société de l’information, organisée en 2005 en Tunisie, et a réitéré l’importance de la mise en œuvre et du suivi de ces documents dans le but de réduire la fracture numérique entre les pays en développement et les pays industrialisés.
50- La réunion a salué les efforts de la République du Tadjikistan pour le renforcement et la mise en œuvre de la Décennie Internationale d’action « l’Eau pour la Vie » 2005-2015 et s’est félicitée de l’initiative de la république du Tadjikistan de proclamer l’année 2012 en tant qu’année internationale de la Diplomatie de l’Eau, en vue de déployer davantage d’efforts coordonnés sur l’utilisation durable et la gestion intégrée des ressources hydriques au niveau national, régional et international.
51- Reconnaissant le fait que remédier aux causes profondes des déséquilibres sociaux et économiques persistants et grandissants reste un challenge important pour promouvoir un avenir plus pacifique, plus prospère et plus durable, la réunion a réaffirmé la nécessité d’un nouvel ordre humain global qui soit apte à remédier aux inégalités et aux disparités qui ne cessent de s’accentuer entre les riches et les pauvres, tant entre les pays qu’à l’intérieur d’un même pays. A cet égard, la réunion a fait savoir qu’elle attendait de consulter le rapport du Secrétaire Général des NU basé sur la résolution 62/213 pour évaluer les conséquences de l’inégalité sur le développement durant la soixante cinquième session de l’Assemblée générale.
52- Evoquant l'importance du dialogue entre les civilisations et de l'expansion des relations entre le monde musulman et les autres cultures et civilisations, la réunion a réitéré son engagement à poursuivre des efforts en direction de l'Occident pour présenter et refléter la véritable image de l'Islam. La réunion a salué le rôle agissant joué par le Secrétaire général dans le renforcement de la coopération entre l'OCI et l'Alliance des Civilisations des Nations Unies. Elle a invité le Secrétaire général à travailler en étroite collaboration avec son homologue des Nations Unies et avec le haut représentant de l’Alliance de Civilisation pour faire aboutir les efforts de l'Alliance des Civilisations, et a appelé les Etats membres à poursuivre et à renforcer leur appui à cette Alliance.
53- La Réunion a salué les efforts des NU, de l’UNESCO, de l’ISESCO et des pays membres pour mettre en œuvre des activités entrant dans le cadre de l’Année Internationale du Rapprochement des Cultures en 2010, qui a été proclamée par les Nations Unies sur initiative de la république du Kazakhstan.
54- La réunion a réitéré la nécessité de contrer l’extrémisme religieux et sectaire, d’éviter d’accuser les Ecoles de jurisprudence islamique d’hérésie, d’insister sur le dialogue entre ces différentes Ecoles, de renforcer l’équilibre, la modération et la tolérance et de veiller au respect de la méthodologie fondamentale de la fatwa qui veut que seuls ceux qui auront été désignés par leurs Ecoles de jurisprudence islamique soient éligibles à émettre des édits religieux. La Réunion a également salué les efforts entrepris à cette fin, dont le Message d’Amman et la Conférence Internationale Islamique organisée à Amman fin Juillet 2005.
55- La Réunion a affirmé que tous les droits humains sont par nature universels, indivisibles, interdépendants, et en corrélation les uns avec les autres, tout en tenant compte de l’importance des particularismes régionaux et nationaux, et des diversités historiques, culturelles et religieuses. La Réunion a souligné la nécessité pour la communauté internationale d’appréhender toutes les questions des droits humains de manière objective et indivisible, impartiale et non sélective. La Réunion a appelé à la nécessité de considérer tous les droits humains dans leur conception globale et dans tous leurs aspects civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, dans le contexte de la coopération et de la solidarité internationales , et dans le cadre de la législation internationale des droits de l’Homme et des instruments internationaux des droits humains pertinents.
56- La Réunion a exprimé son opposition à la pratique consistant à soumettre des résolutions ciblant spécifiquement un pays donné et en relation avec la situation des droits de l’Homme, qui visent de manière sélective les pays en développement et les Etats membres de l’OCI. Elle a réaffirmé que cette pratique constitue l’une des raisons principales qui transforment le travail des organes des droits humains en un exercice hautement politique plutôt que de contribuer à faire avancer la cause des droits de l’Homme.
57- Rappelant l’adoption de la Résolution 33/35-P, qui a avait été réaffirmée par la Résolution 37/37-POL du CMAE réuni à Douchanbé, la Réunion s’est félicitée de la célébration, le 5 Août de chaque année, en tant que “Journée Islamique des Droits de l’Homme et de la Dignité Humaine”, sachant que cette date coïncide avec l’adoption de la Déclaration du Caire sur les Droits de l’Homme en Islam. Elle a demandé aux Etats membres de l’OCI et au secrétariat général de commémorer cet heureux événement, qui pourrait être considéré comme une opportunité pour prendre des mesures concrètes afin de renforcer les droits de l’Homme et de passer au palier supérieur en termes de dialogue, de coopération, d’éducation et de sensibilisation aux préceptes et aux valeurs islamiques. La réunion a souligné que le monde islamique est appelé à se battre pour concrétiser cette vision à travers une action efficace et exhaustive et en conformité avec ses propres valeurs divines et ses principes.
58- La réunion a condamné la montée de l'islamophobie et la diffamation systématique de l’Islam ainsi que la discrimination à l'égard des Musulmans, y compris les mesures telles que l’interdiction de la construction de minarets et autres mesures discriminatoires qui incitent à la haine religieuse. La réunion à invité la communauté internationale à déployer des efforts pour prévenir l’incitation à la haine et la discrimination à l’égard des musulmans et à prendre des mesures efficaces pour lutter contre la diffamation des religions et les stéréotypage négatifs des individus sur la base de la religion, de la conviction ou de la race. La réunion a demandé au Secrétaire général de poursuivre les initiatives de l'OCI en vue de contrer efficacement l'islamophobie à travers les discussions et les délibérations dans les divers fora internationaux. La réunion a appelé à une prise de conscience mondiale des conséquences graves de la montée de l'islamophobie pour la paix et la sécurité du globe et a exhorté la communauté internationale à démontrer sa volonté politique collective de résoudre le problème de toute urgence.
59- La réunion a exprimé son appréciation de la position positive prise par le Gouvernement Fédéral des Etats Unis et la ville de New York vis-à-vis de la construction d’un Centre Islamique au « Lower Manhattan ». Elle a également reconnu l’effort considérable déployé par d’autres organisations religieuses pour prévenir avec force l’acte haineux déplorable consistant à bruler le Saint Coran.
60- La réunion a exprimé sa satisfaction des actions opportunes entreprises par l'observatoire du Secrétariat général et par le Secrétaire général en personne pour suivre de près et contrer les incidents d’islamophobies. Elle a félicité l'observatoire à la suite de la parution de son rapport annuel sur l'islamophobie.
61- La réunion a accordé une importance majeure à la promotion et à la protection du droit à la liberté d'expression, tel que stipulé dans les instruments internationaux des droits de l'homme. Elle a rappelé que la législation internationale des droits de l'homme dispose que l'exercice du droit à la liberté d'expression implique des devoirs et des responsabilités spécifiques et par conséquent que ce droit peut être assujetti à certaines restrictions exigées par la loi et indispensables au respect des droits ou de la réputation d’autrui, de même que pour la protection de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la santé ou de la morale publique. La réunion a également souligné la nécessité de prévenir tout abus de la liberté d'expression et de la liberté de presse pour insulter l'Islam et les autres religions divines, de même qu'elle a insisté sur la nécessité de veiller à ce que le droit à l'expression soit exercé par tous, et en particulier les médias, avec responsabilité et conformément à la loi.
62- La Réunion s’est félicitée de l’adoption de la stratégie de l’OCI pour l’élargissement du soutien à sa résolution sur « la lutte contre la diffamation des religions » lors de la 37éme session du CMAE à Douchanbé et a exprimés sa satisfaction des efforts soutenus des Groupes de l’OCI à Genève et New York pour obtenir un consensus autour de cette résolution. Elle a souligné à cet égard l’importance de la coordination efficace entre les deux Groupes. La Réunion a en outre salué la décision du Groupe de l’OCI à Genève d’inclure dans la résolution un plan d’action détaillé pour lutter contre la diffamation des religions, tout en respectant pleinement les intérêts fondamentaux de l’OCI.
63- La réunion a rendu hommage au Secrétaire général pour avoir pris l'initiative d'organiser une session de deux journées de brainstorming d'un panel d'éminentes personnalités autour de la résolution parrainée par l'OCI sur "la lutte contre la diffamation des religions" dans les locaux de l'IRCICA à Istanbul les 4 et 5 juillet 2010, session qui avait eu à examiner les différents aspects de la résolution en vue d’élargir la base du soutien international à la résolution. La réunion a insisté de nouveau sur l'urgence d'une coordination renforcée concernant la procédure aussi bien que le contenu de la résolution – en particulier entre le Secrétariat général et les groupes de l'OCI à New York et Genève.
64- La Réunion a souligné l’importance extrême du véritable esprit de solidarité, d’unité et d’action concertée entre les Etats membres de l’OCI sur les dossiers d’intérêt vital pour l’OCI, et a réaffirmé à cet égard que les Etats Membres se doivent de voter en bloc en faveur de la résolution sur « la lutte contre la diffamation des religions » au Conseil des droits de l’Homme, au Troisième Comité et à l’Assemblée Générale des Nations Unies.
65- La réunion a noté, dans ce contexte, que le travail pertinent du Groupe d’Experts était particulièrement digne d’éloge. Elle a recommandé de déployer des efforts intenses et collectifs pour permettre à l’Assemblée Générale et au Conseil des Droits de l’Homme(HCR) de prendre des mesures concrètes afin de faire respecter et de protéger les Droits Humains dans les territoires palestiniens occupé, y compris Jérusalem Est, au Golan Syrien occupé et dans les parties occupées du Liban ; et de placer les deux questions jugées cruciales pour l’OCI, en l’occurrence, la situation dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem Est, au Golan Syrien occupé et dans les parties occupées du Liban et l’incitation à la haine raciale et religieuse, en particulier dans sa manifestation contemporaine –par exemple la diffamation des religions- au premier plan de l’agenda permanent de l’Assemblé Générale et du Conseil des Droits de l’Homme. Le Groupe a également œuvré avec zèle pour promouvoir les principes louables de l’Islam, par exemple, le respect et la tolérance pour tous, en même temps que les éléments considérés comme primordiaux pour toute société pluraliste et favorable aux droits humains.
66- La réunion a salué l’adoption de la résolution 2/37-ORG de la 37éme session du CMAE concernant l’adoption du Statut de l’Organisation pour le Développement des Femmes, basée au Caire, et a exhorté les Etats Membres à diligenter les procédures de ratification de ce statut.
67- La réunion a félicité le Secrétariat général de l’OCI pour la création du département des Affaires Familiales conformément au Programme d’Action Décennal.
68- La Réunion a exprimé sa gratitude à S.E. M. Zine El Abidine Ben Ali, Président de la République Tunisienne, pour son initiative, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée Générale des Nations Unies, de faire de l’année 2010 une année internationale de la jeunesse et d’organiser une conférence mondiale sur la jeunesse, sous les auspices de l’ONU. La réunion a invité les Etats Membres de l’OCI à participer activement à toutes les activités en relation avec cette manifestation et à prendre part aux travaux de la conférence des Nations Unies sur la jeunesse.
69- La réunion a salué les efforts déployés par le Secrétaire général pour soutenir les causes des communautés musulmanes dans les Etats membres non membres et lui a demandé de persévérer dans ses efforts et de veiller à la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Sommet et du CMAE, suivant le principe établi de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des Etats auxquelles elles appartiennent, et ce conformément au droit international et aux conventions internationales en général.
70- La réunion a appelé les Etats membres à suivre de près le problème rencontré par la communauté musulmane de Bulgarie concernant l'usurpation de leur droit d'élire leur Chef religieux. La réunion a souligné fortement que la nomination de Nedim Gencev en tant que Président du Conseil islamique suprême contre la volonté de la communauté musulmane, est inacceptable et constitue une violation directe des droits de la minorité.
71- La réunion a exprimé son entière solidarité avec les Musulmans de Grèce en général et la minorité musulmane turque de Thrace occidentale en particulier, qui fait partie intégrante du monde musulman et dont les droits et les libertés fondamentales sont définis et protégées par les traités multilatéraux et bilatéraux et par des conventions dont la Grèce est partie. La réunion a invité la Grèce à prendre toutes les mesures nécessaires pour respecter les droits et l'identité de la minorité musulmane turque.
72- La réunion s'est félicitée du partenariat établi entre l'OCI et l'initiative globale pour l'éradication de la polio. Elle a appelé au renforcement des lois visant à préserver les droits des enfants à bénéficier des normes de santé mentale et physique les plus élevées possibles. La réunion a également appelé les Etats membres à coordonner leurs politiques environnementales et leurs positions dans les fora internationaux afin de prévenir tout effet pervers de cette politique sur leur développement économique.
73- La réunion a salué les efforts du Département des affaires humanitaires du Secrétariat Général de l’OCI (ICHAD), conformément au document constitutif de ce département, pour l'allègement des souffrances des populations démunies dans les différents Etats membres frappés par les catastrophes et calamités, afin de démontrer concrètement l'esprit de solidarité et de fraternité musulmane parmi la Oummah islamique. Elle a invité le Secrétariat général de l'OCI à poursuivre son action humanitaire en coordination avec les Etats membres et à accorder un intérêt accru à l'assistance aux populations sinistrées à travers un partenariat renforcé avec les organes compétents des Nations Unies, agences et ONG accréditées auprès des Etats Membres et travaillant dans l’humanitaire.
74- La réunion a exprimé sa profonde sympathie à la République islamique du Pakistan à la suite des inondations catastrophiques qui ont frappé ce pays et a appelé les Etats membres de l'OCI à contribuer généreusement et en urgence à l'allègement des épreuves des victimes des inondations dans ce pays.
75- La réunion a invité le Secrétaire général à prendre, en coordination avec les Etats Membres, les mesures nécessaires pour la création d'un fonds spécial d'urgence de l'OCI afin de réagir aux situations de catastrophes naturelles survenant dans les pays membres et de mettre en place un comité de coordination des réponses rapides pour gérer ce genre de situations. La Réunion a appelé les Etats Membres à contribuer au Fonds Spécial d’urgence de l’OCI à titre volontaire.
76- La réunion a exprimé son appréciation pour tous les efforts portant sur la création rapide d'une commission indépendante et permanente des droits humains.
77- La réunion a souligné la nécessité d'élaborer au niveau des Nations Unies, y compris le conseil des droits de l'homme, un instrument international juridiquement contraignant pour promouvoir le respect de toutes les religions et valeurs culturelles et prévenir l'intolérance, la discrimination et l'incitation à la haine à l'égard d'un groupe donné ou des adeptes d'une religion.
78- La réunion a exprimé sa gratitude au Secrétaire général de l'OCI pour le travail accompli par le Secrétariat général sur la préparation du projet de règles de procédure pour l'octroi du statut d'observateur aux Etats, conformément à la Charte de l'Organisation. Elle a invité le Groupe intergouvernemental d’experts à en diligenter la finalisation.
79- La réunion a exprimé son appréciation et son entière satisfaction des efforts collectifs et louables déployés par le groupe de l'OCI à New York et à Genève afin de coordonner, d'harmoniser et d'intégrer les positions des Etats membres conformément à la Charte de l'OCI, aux résolutions et déclarations ministérielles et du Sommet, ainsi que pour les efforts concertées et intensifs déployés en direction du conseil des droits de l'homme pour l'inciter à se prononcer d'une manière objective et sans ambigüité sur l'ensemble des questions liées aux droits humaines.
80- La réunion a réaffirmé la position de principe de l'OCI à savoir qu'à chaque fois que les Etats membres se porteraient candidats à des postes supérieurs aux Nations Unies ou pour devenir membres des organes onusiens principaux et autres, y compris le Conseil de Sécurité, l’ECOSOC et les institutions subsidiaires de l’Assemblée Générale, le soutien de l'OCI est censé leur être acquis d'avance; elle a appelé les Etats membres à entreprendre les arrangements nécessaires pour se mettre d'accord sur un candidat unique en cas de candidatures multiples pour un même poste.
81- La réunion s'est félicitée de l'inauguration des nouveaux locaux de l'OCI à New York et a exprimé son appréciation de la performance de la mission permanente de l'OCI auprès des Nations Unies dans l'accomplissement de son mandat en conformité avec les résolutions du Sommet islamique et des conférences ministérielles.
82- La réunion a noté avec une vive préoccupation les difficultés incessantes rencontrées par la mission de l'observateur permanent de l'OCI à New York faute de statut diplomatique. Reconnaissant le rôle important de la mission permanente auprès des Nations Unies à New York, la réunion a appelé une nouvelle fois le Gouvernement des Etats Unis, en tant que pays hôte, à accorder un statut diplomatique complet à la mission. La réunion a exprimé son appréciation des efforts des précédents présidents du Groupe de l'OCI pour soulever la question au nom du comité des Ambassadeurs à New York et a demandé à la présidence actuelle du Groupe de l’OCI de continuer à suivre le dossier avec le Gouvernement du pays hôte.
83-La réunion a adopté les rapports émis par: i- Le Comité des six de l'OCI sur la Palestine (Annexe 1), ii- Le Groupe de contact de l'OCI sur le Jammu et Cachemire (Annexe 2), iii- Le Groupe de contact de l'OCI sur la Somalie (Annexe 3), iv- Le Groupe de contact de l'OCI sur la Sierra Leone (Annexe 4), v- Le Groupe de contact de l'OCI sur l'Irak (Annexe 5), vi- Le Groupe de contact de l'OCI sur la Bosnie Herzégovine (Annexe 6).
Source: OCI