Deux plaques - une en français, une en arabe - ont été dévoilées à la Grande Mosquée à l'occasion des cérémonies du 11 novembre, en l'honneur des milliers de tirailleurs, goumiers ou spahis, originaires d'Afrique du nord, d'Afrique noire et du reste de l'ancien empire français, morts sous l'uniforme français.
"La diversité de la société française, notamment dans un monde global, est une chance et un atout qu'il nous faut valoriser. S'appuyer sur l'Histoire, ça permet de dresser des perspectives pour l'avenir", a souligné le ministre.
"Que nous le fassions chacun à notre façon, dans des lieux symboliques et historiques majeurs comme la Grande mosquée, c'est important", a-t-il dit.
Quelque 70.000 soldats musulmans au total sont morts pour la France ou on été portés disparus de 1914 à 1918, ainsi que plus de 16.600 de 1940 à 1945 pour les seuls combattants originaires d'Afrique du Nord, selon une estimation du ministère.
Le recteur de la Grande mosquée, Dalil Boubakeur, a souligné pour sa part l'aspect "hautement symbolique" de l'hommage rendu aux soldats musulmans. La Grande mosquée de Paris a été construite de 1922 à 1926, en hommage aux musulmans morts pour la France en 1914-1918. Sa construction avait alors été décidée, à la demande notamment de leurs officiers, après un vote du Parlement.
Source: AFP