"Le Mrap, qui estime que la voie publique ne doit être ni interdite, ni squattée, s'interroge sur l'intention islamophobe de Marine Le Pen, qui à coup sûr ne verrait pas d'un même oeil des processions religieuses", a déclaré le président de l'association, Mouloud Aounit, dans un communiqué.
"Il reste que la question des problèmes des lieux de culte pour les musulmans est, et demeure, une problématique qui doit être traitée pour que la pratique de leur religion puisse se faire dans des conditions dignes et identiques aux autres religions", a-t-il ajouté.
A Lyon où elle était en campagne pour la présidence du FN, Marine Le Pen a dénoncé vendredi soir "les prières de rue" de musulmans en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières "d'occupation", sans "blindés" ni "soldats", mais d'"occupation tout de même".
Source: AFP