8:28 - December 29, 2010
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« L’individu et la société sont interprétés l’un à côté de l’autre dans la vision sublime de l’Imam Moussa Sadr »

Téhéran(IQNA)- Dans la vision sublime de l’Imam Moussa Sadr, l’individu et la société sont interprétés l’un à côté de l’autre. Dans cette vision, si vous soulignez la société, négligeant l’individu ou vice versa, vous avez commis une faute. Ce point de vue est tout à fait clair dans l’interprétation qu’il présente sur la sainte sourate « Le temps ».

Lors d’une réunion spécialisée sur les études coraniques de l’Imam Moussa Sadr, tenue au siège de l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), Gholamreza Zakyani, docteur en philosophie islamique de l’université de formation des professeurs et membre du corps enseignant de l’université Allameh Tabatabaï, a indiqué : « En définissant la nécessité de commander le bien et d’interdire le mal, l’Imam Moussa Sadr l’explique au cours de l’interprétation de la sourate « Le temps ». Il considère le temps comme un après-midi qui se dirige vers les ténèbres de la nuit fermée. Il estime que les hommes sont en perdition et pour pallier à cette perdition, il faut quatre conditions : la foi, l’œuvre bonne, le témoin de la vérité et celui de la patience ; et le fait de témoigner de la vérité signifie le commandement du bien et l’interdiction du mal. »
Il a ajouté : « Pour l’Imam Moussa Sadr, l’évolution provient de l’interaction entre l’homme et l’univers. L’homme connaît l’univers par la science, ses instruments se renforcent et c’est là que l’Imam Moussa Sadr souligne l’importance du Saint Coran. Pour lui, l’éternité et le progrès en Islam viennent de la divinité des mots du Coran, en d’autres termes, en premier lieu, les mots sont divins et, en second lieu, le Seigneur est différent des autres en ce point que sa science est illimitée. Cela veut dire que dans chaque société, dans chaque milieu et dans chaque circonstance, tout événement qui se produit, est considéré comme faisant partie de la science divine. Cette science illimitée permet de fournir des lois pour chaque société et le manuscrit que le Seigneur place à notre disposition est le Saint Coran. »
Zakyani a souligné : « Le Saint Coran et ses mots doivent venir de la part du Seigneur pour pouvoir transformer cette science illimitée en une dernière religion, parfaite et sans fin, religion qui doit couvrir non seulement l’espace géographique mais également l’espace historique et durer jusqu’au jugement dernier. Elle doit être liée d’une source infinie. Pour l’Imam Moussa Sadr, la relation entre ce point et l’évolution résident dans le fait que l’homme est en interaction avec l’univers, interaction qui conduit à l’évolution. Si cet homme arrive à travers cette évolution à l’Absolu, dans ce cas, cette évolution ne sera pas en contradiction avec la religion, l’existence d’un autre monde et le sacré. »
« Pour Dieu, ajoute-il, si plus importante est cette évolution, plus grand est notre besoin en l’Absolu. En d’autres termes, notre recours en l’Absolu est plus important au cours des évolutions, contrairement à ce qui se dit de nos jours « plus on s’avance, plus on est apte à résoudre ses problèmes. » »
Faisant allusion à la différence entre la prière et la servitude dans l’optique de l’Imam Moussa Sadr, Zakyani a expliqué : « Pour l’Imam Moussa Sadr, la prière et la servitude sont deux concepts tout à fait distincts. L’un des fruits de la prière est de se libérer de tout ce qui est hors de Dieu. Pendant les prières, le jeûne et le pèlerinage, nous expérimentons pour une courte période, la direction dans le sens de Dieu, parce que si nous faisons la prière pour ce qui est hors de Dieu, notre prière est nulle ; il en va de même pour les autres prières dont le jeûne et le pèlerinage. »
Il a expliqué : « En Islam, la prière diffère de la servitude. Ces deux concepts sont en principe différents. Pour l’Imam Moussa Sadr, la prière ne veut absolument pas dire servitude. »
En ce qui concerne le regard social de l’Imam Moussa Sadr sur les prescriptions, Zakyani a précisé : « Pour l’Imam Moussa Sadr, les prescriptions morales de l’Islam renforcent et vénèrent les piliers de la société. L’interdiction de certaines œuvres en Islam vient du fait qu’elles affaiblissent voire détruisent les relations humaines et transforment les amitiés en hostilité. »
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