11:24 - November 23, 2011
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Réunion des candidats à la présidentielle égyptienne suite aux événements de la Place Tahrir

Le Caire(IQNA)- Des candidats à la présidentielle égyptiens se réunissent aujourd’hui le 23 novembre au Caire pour examiner les événements de la Place Tahrir.

Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Al-yaoum As’sabi, les partis politiques et des candidats à la présidentielle égyptienne se réuniront aujourd’hui à la salle des conférences du Caire et examineront les derniers événements et certaines provinces de l’Egypte.
Cette réunion se tient pour protester contre la réaction du conseil militaire de l’Egypte face aux manifestants sur la Place Tahrir.
L'armée, qui dirige l'Egypte depuis la chute de Hosni Moubarak en février, a promis mardi une présidentielle avant la fin juin 2012 et un possible référendum sur le transfert du pouvoir, face à des dizaines de milliers de manifestants réclamant son retour dans les casernes.
Le bilan des affrontements entre manifestants et police dans toute l'Egypte a atteint 30 morts, selon le ministère de la Santé alors que les violences se poursuivaient pour la quatrième journée consécutive.
Le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), le maréchal Hussein Tantaoui, a affirmé que les législatives se tiendraient comme prévu à partir de lundi prochain, malgré la grave crise politique et les affrontements.
L'échéance de la mi-2012 pour la présidentielle est plus proche que la fin 2012 voire 2013 souvent évoquées faute jusqu'à présent de calendrier précis. L'armée s'est déjà engagée ces derniers mois à remettre le pouvoir aux civils une fois élu un nouveau président.
"L'armée ne veut pas le pouvoir", a assuré le maréchal Tantaoui dans une allocution télévisée. Il a ajouté qu'elle était également "prête à remettre les responsabilités immédiatement, si le peuple le souhaite, à travers un référendum populaire".
Il a aussi accepté la démission remise la veille du gouvernement du Premier ministre Essam Charaf, nommé par le conseil militaire en mars dernier pour gérer les affaires courantes. Il n'a toutefois pas annoncé le nom du prochain Premier ministre.
Ces annonces ont été faites à l'issue d'une réunion du CSFA avec plusieurs mouvements politiques, dont les influents Frères musulmans, pour chercher une issue à la crise.
Lundi, le CSFA avait reconnu pour la première fois depuis le début des violences que le pays était en "crise". Des affrontements ont également éclaté dans les villes d'Alexandrie et Port-Saïd (nord), Suez, Qena (centre), Assiout et Aswane (sud) ainsi que dans la province de Daqahliya, dans le delta du Nil.
Ce contexte de crise fait craindre que les élections législatives, qui doivent débuter lundi et se dérouler sur plusieurs mois, ne soient émaillées de violences.
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