Le Hezbollah dénonce « la grande erreur de la Ligue arabe » sur la Syrie

15:12 - November 30, 2011
Code de l'info: 2232190
Beyrouth(IQNA)- Le Hezbollah et ses représentants continuent d’exprimer leur soutien au régime syrien, dénonçant notamment les sanctions de la Ligue arabe contre la Syrie et rappelant les liens qui unissent Damas au Hezbollah.
Dans un communiqué publié hier, le parti de Dieu a affirmé que « la Ligue arabe – qui soudain manifeste audace et courage – a eu grand tort de couvrir le projet américain flagrant qui veut faire déchoir la résistance, dont l’une des portières régionales est la Syrie ». Le communiqué a ajouté que « le Liban est aujourd’hui en phase de force (...) où il ne saurait devenir un couloir qui sert à nuire à la Syrie (...) même si d’aucuns tentent de nous entraîner dans le jeu d’une tutelle étrangère ».
Renchérissant sur ce point, le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a estimé que « le facteur déterminant pour l’avenir de la Syrie ne relève pas des résolutions internationales mais est interne au terrain syrien ». Affirmant que « la Syrie est aujourd’hui attaquée dans un but de bouleverser son rôle et sa position, et inverser par là l’équation régionale (...) », M. Kaouk a souhaité que « les sanctions décidées par la Ligue arabe fussent dirigées contre Israël ». Dans ce cadre, le député Hassan Fadlallah, membre du bloc de la Fidélité à la résistance, a loué « la récente prise de position du ministère des Affaires étrangères, qui a refusé les sanctions contre la Syrie ».
« Le Liban ne sera pas une plate-forme pour des actions contre Damas », a ajouté M. Fadlallah, rejetant toute forme de « blocus, de sanctions, de circulation illicite d’armes et de provocation au crime », dont serait victime la Syrie. L’ancien président de la République Émile Lahoud a lui aussi dénoncé fermement les sanctions de la Ligue arabe contre la Syrie, qui « sont attentatoires à la fierté arabe ».
De son côté, le député Mohammad Raad a indiqué que « les dirigeants arabes, qui complotent avec des gouvernements européens, l’administration américaine et l’ennemi sioniste, ne veulent ni réforme ni démocratie en Syrie, mais cherchent à se venger du soutien apporté par la Syrie à la résistance lors de la guerre de juillet 2006 ». Il a ajouté que « la situation en Syrie est désormais claire et se résume en (...) une série de meurtres qu’exerce une bande d’éléments armés sous un slogan de réforme ».
Source: lorientlejour
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