Opposition du Hezbollah à la position du Premier ministre Najib Mikati de financer le TSL

11:37 - December 02, 2011
Code de l'info: 2232711
Beyrouth(IQNA)- Sayed Nasrallah a affiché l'opposition du Hezbollah à la position du Premier ministre Najib Mikati de financer le TSL, lui demandant en échange de rendre justice aux quatre officiers et d'ouvrir à nouveau le dossier des faux-témoins.
Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Almanar, dans son discours prononcé devant des milliers de fidèles venus commémorer la sixième nuit de l'Achoura, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah s'est arrêté sur les derniers développements sur la scène politique libanaise, notamment la question du financement du TSL et le discours confessionnel auquel a recours le parti du Futur pour provoquer la population contre le Hezbollah et ses alliés.
Tout en appelant les responsables du Futur à cesser ce langage confessionnel, Sayed Nasrallah les a mis en garde contre les résultats d'une telle politique visant à semer la division parmi les gens, tout en assurant que le Hezbollah ne sera jamais intimidé par ce discours.
Abordant le dossier du tribunal international pour le Liban, le numéro un du Hezbollah a révélé les dessous du compromis turco-qatari, approuvé par Saad Hariri, qui stipulait de clore définitivement le dossier du TSL en permettant aux forces du 14 mars de garder en main le pouvoir en contrepartie!
''Il est clair que depuis des années, un certain groupe politique au Liban a recours au discours confessionnel afin de provoquer le peuple contre l'autre partie du pays. J'appelle tous les libanais à s'entendre sur le fait que ce qui se passe dans le pays est un différend politique qui n'a rien à voir avec les convictions et les idées religieuses de telle ou telle communauté, mais qu'il s'agit d'un différend lié aux projets et aux idées politiques.
Si on n'est pas d'accord avec un parti politique, on peut s'échanger les critiques et les accusations, ceci doit rester dans le cadre politique, mais les offenses personnelles, ou les insultes sont interdites et illicites, mais même dans ce cas, il s'agit d'une affaire personnelle qui touche une seule personne et non pas sa communauté. De notre part, nous sommes attachés à cette conviction et nous refusons de dire que nous sommes les chiites ou que vous êtes les sunnites. Personne n'a le droit de parler au nom de toute sa communauté.
Vous pouvez revoir toutes nos déclarations politiques, nous ne nous sommes jamais présentés en tant que porte-parole des chiites. Je vais critiquer les dirigeants du parti du futur et leur demander de cesser leur discours confessionnel provocateur, eux qui profitent de certains incidents pour inciter à la division et à la haine.
Dans l'ancien gouvernement, présidé par Saad Hariri, le gouvernement d'union nationale, nous avons coopéré au maximum pour répondre aux besoins du peuple, mais pratiquement, et malgré le soutien politique et parlementaire du gouvernement, ce dernier a pris une tournure différente. Vers l'approche de l'échéance de l'acte d'accusation, qui fut reporté par la politique, on s'est posé la question sur la façon dont le gouvernement va traiter ce dossier. C'est ainsi que la médiation syro-saoudienne a commencé.
Pendant des mois, il y a eu des efforts pour calmer la situation alors que tout le monde sait que le président Hariri et les forces du 14 mars ont œuvré jour et nuit pour saboter cette médiation. A la suite de l'échec de cette médiation, nous avons démissionné du gouvernement, après avoir réalisé qu'un projet dangereux se préparait dans le pays'', a-t-il ajouté.
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