Égypte : les Frères musulmans en tête de la deuxième phase des législatives

11:22 - December 17, 2011
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Le Caire(IQNA)- Les formations islamistes sont toujours largement en tête dans les législatives égyptiennes, dont une nouvelle étape s'est déroulée mercredi et jeudi dans un tiers du pays, selon des indications préliminaires rapportées par la presse gouvernementale.
Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Aljazeera, le quotidien al-Ahram fait état d'une concurrence serrée entre le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), issu des Frères musulmans, et le parti Al-Nour (La Lumière), première formation des fondamentalistes salafistes.
Les résultats officiels sont attendus dans les prochains jours. Le PLJ affirme de son côté sur son site internet être en tête dans les provinces de Sohag et de Guizeh. Il reconnait en revanche arriver derrière Al-Nour à Suez, avec 25% des voix contre 45% aux salafistes.
Le PLJ et al-Nour ont recueilli respectivement 36 et 24% des voix lors de la première phase du vote dans un premier tiers du pays fin novembre, les islamistes remportant dans leur ensemble 65% des suffrages.
La principale alliance de partis libéraux, le Bloc égyptien, semble de son côté avoir obtenu un score moindre que les quelque 13% des suffrages enregistrés lors de la première phase, assure al-Ahram. Un second tour est prévu les 21 et 22 décembre dans ces gouvernorats.
Le vote pour la chambre des députés se déroule dans trois zones géographiques successives, chacune votant sur deux tours. La première comprenait notamment la capitale Le Caire et la deuxième ville du pays, Alexandrie, la deuxième notamment les gouvernorats de Suez, Ismaïliya et de Guizeh. La troisième zone, qui comprend notamment le Sinaï, votera début janvier.
Parrallèlement, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées vendredi au Caire dans des heurts entre manifestants et soldats devant le siège du gouvernement, où des militants hostiles au pouvoir militaire campent depuis fin novembre.
Après une série de charges menées par les militaires armés de matraques et de boucliers, les manifestants, au nombre de quelques centaines, bloquaient dans l'après-midi l'une des principales avenues du centre ville, conduisant à la place Tahrir, foyer de la mobilisation contre le président déchu Hosni Moubarak.
Les manifestants campent depuis le 25 novembre devant le siège du gouvernement, à quelques centaines de mètres de la place Tahrir dans le centre-ville, pour protester contre la nomination par l'armée de Kamal el-Ganzouri, un ancien Premier ministre de M. Moubarak, pour diriger le gouvernement. Ils réclament le transfert sans délai du pouvoir du CSFA à une autorité civile.
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