Dénommée Al Magharibia TV, elle diffusera ses programmes à partir de demain, vendredi 16 décembre. Son objectif affiché : combler le vide en matière d'informations télévisées dans certains pays de la région, principalement en Algérie, selon ses responsables.
« Il s'agit d'une vieille idée. Le problème qui se posait était liée au financement. Il a été solutionné grâce à l'implication de certains hommes d'affaires », indique Salim Salhi, responsable de la chaîne et l'un de ses fondateurs, joint ce jeudi 15 décembre par téléphone. Au menu : des émissions, des débats et des programmes d'information. Al Magharibia TV « remettra » sous le feu des projecteurs d'importantes questions politiques, sociales et économiques.
« Al Magharibia TV travaillera à combler le manque existant dans la région et surtout en Algérie en matière d'informations télévisées. Elle n'hésitera donc pas à couvrir, par exemple, les manifestations des chômeurs à Ouargla ou à Hassi Messaoud », assure Salim Salhi. Ancien journaliste et éditeur algérien, M. Salhi affirme que cette chaîne travaillera pour garantir le droit des citoyens d'accéder à une information crédible. « On a l'ambition d'en faire une chaîne professionnelle respectant l'éthique et permettant aux uns et aux autre d'exprimer leur point de vue », dit‑il.
Selon lui, 50 à 60 % des programmes proposées seront consacrés à l'Algérie. La tâche est ardue dans un pays où le champ audiovisuel demeure verrouillé malgré les promesses faites par le président de la République. Mais M. Salhi semble déterminé à relever le défi. « On attend. On est actuellement en contact avec les autorités algériennes. Nous adresserons, demain, un courrier officiel au ministère de la communication, Nacer Mehal », précise‑t‑il en réponse à une question sur les autorisations relatives aux tournages en Algérie. Confiant, il souligne, aussi, qu'il y a toujours des moyens permettant de couvrir les événements même dans le cas où l'autorisation ne serait pas délivrée.
Source: tsa-algerie