L'appel de l'imam Moussa Sadr pour la lutte contre la pauvreté au Liban

10:09 - February 25, 2012
Code de l'info: 2279813
Liban(IQNA)- Quand l'imam Moussa Sadr est venu au Liban, la situation était très différente de ce qu'elle est aujourd'hui, les principales préoccupations idéologiques étaient le libéralisme, le marxisme et le communisme, et n'avaient rien à voir avec l'islam.
Talal Itrissi, professeur à l'université de Beyrouth, dans son dernier entretien télévisé sur la chaîne Al Manar, avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), le 22 février 2012, organisé par les services culturels iraniens au Liban et le centre de recherches sur Moussa Sadr de Téhéran, sur les dimensions politiques et sociales de l'imam Moussa Sadr, a déclaré que les chiites libanais dans les années 60, à cause de la politique gouvernementale à cette époque, avaient de grands problèmes économiques que l'imam Moussa Sadr a tenté de régler en s'appuyant sur les enseignements coraniques.
"Quand l'imam Moussa Sadr est venu au Liban, la situation était très différente de ce qu'elle est aujourd'hui, les principales préoccupations idéologiques étaient le libéralisme, le marxisme et le communisme, et n'avaient rien à voir avec l'islam. Personne à cette époque, ne pensait que l'islam était capable d'engendrer des réformes sociales importantes.
L'imam Moussa Sadr dans ses discours parlait toujours de l'influence des religieux dans les évolutions politiques, morales, économiques et sociales. Son objectif était des réformes dans le cadre des enseignements religieux et du Coran.
C'est la raison pour laquelle il a créé des organisations de soutien islamique, avant la victoire de la Révolution islamique d'Iran et l'éveil islamique dans les pays du monde de l'islam qui est le fruit de cette Révolution.
L'imam Moussa Sadr avait aussi des relations étroites avec les autres pays islamiques et les Libanais qui vivaient à l'étranger et qui étaient très nombreux. Son objectif était le renforcement des chiites à l'étranger et au Liban, où les chiites étaient en majorité alphabètes et démunis. L'imam Moussa Sadr entreprit la construction d'écoles, d'orphelinats et d'hôpitaux, dans les régions chiites, avec l'aide des chiites libanais qui vivaient à l'étranger.
Ayant toujours soutenu la résistance au régime sioniste, en 1970, il entreprit la fondation du groupe "Amal" alors que le Liban était en pleine guerre civile et que de nombreux groupes étaient opposés à la résistance.
L'imam Moussa Sadr annonça son opposition à tout conflit interne dans la mosquée de l'université "Al Alamyeh", et entreprit une grève de la faim pour l'arrêt des combats entre les différents groupes libanais. L'imam Moussa Sadr a fait beaucoup d'efforts pour tous les pauvres, chiites, sunnites ou d'autres confessions.
Ce comportement qui était directement inspiré du Coran et ne se limite pas à une époque ou un lieu précis, nous enseigne que pour sauver les démunis, il faut combattre les oppresseurs.
Les réponses de Moussa Sadr sont encore actuelles comme son appel au dialogue entre les religions et à la tolérance entre les différents groupes libanais.
Il a été le premier à se rendre dans une église pour faire un discours. Il considérait que l'union des chrétiens et des musulmans devait être préservée au Liban et que le dialogue était inévitable.
Au sujet de la justice sociale, il se fondait sur les enseignements islamiques et coraniques, c'est lui qui a exigé la construction d'écoles et d'hôpitaux dans les régions chiites défavorisées, et appelait les gens à manifester, lançant des manifestations de dizaines de milliers de personnes contre la politique gouvernementale", a-t-il expliqué.
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