Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant The News Tribe, le plus haut gradé de l’armée américaine, le chef d’état-major interarmées Martin Dempsey, a vivement condamné l’enseignement d’un professeur du département de la défense, qui prônait "la guerre totale contre l’islam".
Ce cours facultatif de huit semaines, dispensé depuis 2010 à des officiers par un professeur du collège interarmées de Norfolk, en Virginie, considérait en détail la possibilité d’atomiser les villes saintes de La Mecque et de Médine, à la façon "d’Hiroshima".
"C’était absolument insupportable, contraire à nos valeurs et ça n’était pas défendable du point de vue académique" a déclaré, jeudi au Pentagone, le général Martin Dempsey.
L’officier a précisé que le lieutenant colonel Matthew Dooley, qui dispensait ce cours, n’était désormais "plus en position d’enseigner". Il reste pour l’heure maintenu au collège interarmées. Une enquête interne doit être achevée à la fin du mois.
Selon M. Dooley et certains des consultants en contre-terrorisme qu’il invitait en classe, il n’existe pas de musulmans "modérés", et l’islam dans son ensemble doit être considéré par l’armée américaine comme un ennemi. Il a été suspendu après qu’un officier suivant le cours en eut informé sa hiérarchie, le mois dernier. Le magazine Wired a révélé l’affaire sur son blog Danger Room, qui publie jeudi des extraits du cours.
Dans un de ses cours sur la lutte contre le Djihad, il expliquait que les mouvements de "l'armée islamique" et "l'apparition des tendances islamistes" obligeaient les Etats-Unis à prendre des mesures de force et extrémistes.
Une partie de ces cours a été mise sur le blog Wired.com's Danger Room blog. Les responsables de l'université ont refusé de donner le texte des cours à l'Associated Press mais le Pentagone a certifié l'authenticité de ces documents.
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