En effet, de tels agissements visent à heurter les sentiments des musulmans et constituent une violation flagrante du droit international de l’information et de la déontologie du journalisme, telle que reconnue sur le plan international. Ces actes constituent, non seulement une violation de la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies 65/224 sur la lutte contre la diffamation des religions, mais font fi des déclarations et des conventions internationales relatives aux droits de l’Homme et bafouent les libertés individuelles et collectives ainsi que la dignité de l’homme et la coexistence entre les adeptes des religions.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’ISESCO a appelé instamment les fédérations professionnelles locales et régionales des journalistes dans le monde islamique à agir pour la mise en place d’une fédération de journalistes musulmans, adoptée par la 9ème Conférence islamique des ministres de l’information tenue à Libreville (République Gabonaise), en avril 2012et a chargé le Secrétariat général de l’OCI de sa mise en œuvre.
Par ailleurs, l’ISESCO a exhorté les journalistes dans les Etats membres à intensifier la coordination avec la FIJ, Human Rights Watch (HRW) et Reporters sans frontières en vue d’adopter une charte d’honneur ou une convention internationale obligeant les différents acteurs en matière de presse écrite ou les nouveaux moyens de communication, à respecter les clauses et dispositions stipulées dans la Résolution de l’AG de l’ONU 65/224.
Dans son communiqué, l’ISESCO a insisté sur la nécessité d’associer liberté d’expression à responsabilité et de rejeter la politique de deux poids, deux mesures, appelant à cet égard, à renforcer la communication entre les institutions médiatiques, les spécialistes des médias dans les Etats membres et leurs homologues occidentaux. L’objectif étant le rapprochement des points de vue, l’élimination de la discrimination ethnique et la diffamation des religions, des symboles religieux et des valeurs éthiques des peuples.
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