France: Vers une annulation de la loi de 2004 contre le hijab, du « bidon absolu »

11:47 - January 26, 2013
Code de l'info: 2486002
New York(IQNA)- Le comité des droits de l’homme de l’ONU a condamné la France qui a exclu un sikh pour port de signe religieux. Turban, kippa et voile bientôt de retour à l’école.
Oui, on le sait. La France a toujours raison, même quand elle a tort. Même quand elle a vraiment tort et qu’on le lui fait savoir explicitement. Enfin, dans ce cas, elle feint de ne pas avoir tort. Elle joue la montre jusqu’à ce que… Elle espère que… Non, on la refait exemple à l’appui. Et quel exemple.
Comme chacun le sait, la France a été condamnée, oui condamnée, et non simplement accusée, pour avoir exclu un lycéen sikh en vertu de la loi inique du 15 mars 2004, la fameuse loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 « encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics ».
Condamnée par qui ? Par le comité des droits de l’homme de l’ONU. Et ça c’est une bien mauvaise nouvelle pour toutes celles et ceux, politiques, journalistes, hebdomadaires et autres islamopathes, qui pendant des mois s’en sont pris aux musulmans en général, et aux adolescentes musulmanes voilées en particulier. C’était si facile.
C’est même une très mauvaise nouvelle, comme le rappelle le facétieux, mais non moins sérieux, avocat Gilles Devers sur son blog dans un billet intitulé « Signes religieux dans les lycées : L’ONU condamne la France à revoir la loi du 15 mars 2004 ».
Parce que la plume de Gilles Devers est un délice, courrez, cliquez pour lire l’intégralité de l’article. Avant cela, goûtez donc à ceci. Toujours du Devers dans le texte : « cette décision dit une chose très simple ; la loi du 15 mars 2004 est du bidon absolu, nul et non avenu. »
Pensez à lire aussi les commentaires, notamment le sixième commentaire dans lequel Gilles Devers précise pertinemment qu’il ne s’agit pas de l’assemblée générale de l’ONU, ‘mais du comité des droits de l’Homme, dont la France reconnait la force contraignante.
Si politiquement aucun parti n’aura le courage d’abroger cette loi, tant les Français ont été chauffé à blanc et dopé à l’islamophobie, juridiquement la France va devoir se conformer au droit. Surtout qu’elle devra ensuite abroger celle contre le voile intégral. C’est l’imam rouge qui ne va pas être content.
Source: al-kanz
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