Selon IQNA citant Onislam, après un an d’activité, le service musulman d’assistance téléphonique a publié son rapport sur la discrimination et la violence contre les musulmans britanniques. Le rapport accuse la police britannique d’être négligente envers les musulmanes victimes de la violence et discrimination.
"Nous demandons instamment à la police, aux politiciens, et notamment au Ministre de l’Intérieur, de tout mettre en oeuvre pour éradiquer ceux qui sèment la peur et attisent les préjugés", a déclaré Fiyaz Mughal, directeur de l’association à but non lucratif "Faith Matters", au Guardian, en pointant du doigt les groupes d'extrême droite sur le pied de guerre.
Il semble plus politiquement correct de déplorer la violence domestique de nos sociétés, par ailleurs intolérable, que de relayer une autre forme d’agressivité exacerbée par des motivations plus politiquement embarrassantes, et que le rapport accablant publié par le premier service musulman d’assistance téléphonique du Royaume-Uni vient de mettre en lumière.
Après douze mois d’une étude approfondie, l’association "Faith Matters" révèle en effet que la majorité des musulmans qui sont intimidés, harcelés ou agressés s’avèrent être des musulmanes dans 60% des cas, la visibilité de leur islamité étant à l’origine de la plupart des passages à l’acte.
Un sombre constat, signe d’une fureur nationaliste et raciste d’une grande lâcheté, qui tente d’imposer le règne de la terreur partout, sur le Net, dans les lieux de travail, la rue, et même aux abords des lieux de culte.
ertains actes, plus odieux que d’autres, hantent tous les esprits, comme le cas d’une famille du Nottinghamshire, contrainte de déménager, après que sa petite fille de 5 ans ait été renversée délibérément par un automobiliste, ou encore d’une Somalienne, en plein shopping à Londres, brutalement abordée par un homme qui a déversé des déjections canines sur sa tête.
Sans compter l’émoi suscité par les insultes islamophobes qui ont pris pour cible, sur Twitter, le fils de 14 ans de l’écrivaine et journaliste Jemima Khan, ex-femme d’Imran Khan, homme politique pakistanais et ancien joueur de cricket professionnel, et les menaces reçues par la ministre pakistanaise Lady Warsi, première musulmane à intégrer un gouvernement de Sa Majesté.
Le projet dénommé Tell Mama géré par l’organisation interconfessionnelle Faith Matters, a mis en garde dans son premier bilan annuel contre la montée du sentiment islamophobe au Royaume soulignant que les femmes sont davantage ciblées que les hommes.
Cet organisme a enregistré 632 incidents au cours de sa première année.
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