Quelques semaines après la décision de la condamnation de la crèche Baby Loup par la Cour de Cassation, dans un communiqué l’ONG Amnesty International se prononce sur cette affaire.
Une fois encore l’ONG dénonce la position discriminante de la France sur le port des signes religieux, notamment le voile.
Après avoir rappelé les faits de l’affaire Baby Loup, et le bonne décision de la Cour de Cassation, Amnesty International dénonce la prise de position des hommes politiques que ce jugement a entraîné. Elle s’est dite « préoccupée par les récentes déclarations du Président français, François Hollande » .
En effet, le 28 Mars 2013, le Président, n’ayant pas apprécié la position de la Cour de Cassation en faveur de la salariée voilée, s’était prononcé en faveur d’une nouvelle législation sur le voile. Elle consisterait à interdire le hijab aux employées des établissements privés de garde d’enfants.
Amnesty International appelle donc les autorités politiques françaises à s’abstenir du vote d’une telle loi qui bafoue la liberté religieuse.
Il y a tout juste un an, en avril 2012, Amnesty International avait publié un rapport inquiétant, intitulé « Choix et préjugés » sur les discriminations des musulmans en Europe. Dans son rapport, elle dénonce le positionnement de l’Etat français sur le port des vêtements religieux.
Les gouvernements français, belge, hollandais, espagnol, et suisse, étaient alors appelés à fournir des efforts « pour combattre les stéréotypes négatifs (…) contre les musulmans, qui attisent les discriminations, essentiellement au sein de l’éducation et du monde du travail».
Source: ajib