Selon IQNA citant Boratha, lundi, l’Irak a été le théâtre de 19 attaques, dont plus d’une dizaine d’attentats à la bombe visant essentiellement les quartiers chiites à Bagdad et dans les environs de la capitale, pendant que, au nord, dans la province contestée de Kirkouk, un membre d’une milice anti Al-Qaïda et un gérant de générateurs privés ont été tués lors de deux attaques à main armée isolées, et qu’une bombe sur la route a tué un policier à Mossoul.
L'une des attaques de lundi s'est produite quand deux explosions quasi simultanées ont frappé un marché en plein air du quartier chiite d'Al-Maalif, faisant six morts et 12 blessés, selon deux policiers. Moins d'une heure plus tôt, une autre voiture piégée avait explosé dans la rue commerciale Sadoun, dans le centre de Bagdad. Au moins cinq civils ont été tués et 14 autres personnes ont été blessées, d'après la police. Parmi les blessés figurent quatre policiers qui se trouvaient à un poste de contrôle à proximité. Dans le quartier de Kazimiyah, dans le nord de la capitale, un véhicule piégé a explosé près d'une gare d'autocars et de taxis, faisant quatre morts et onze blessés.
Les autorités ont signalé plus de 12 attentats qui ont visé principalement des quartiers chiites. Les attaques, qui ont également fait de nombreux blessés, n’ont pas été revendiquées.
Le premier ministre Nouri al-Maliki, issu de la communauté chiite, majoritaire, avait déclaré la semaine dernière «que [les insurgés] ne seront pas en mesure de nous replonger dans le conflit confessionnel».
Lors d’une conférence de presse organisée dans un ancien palais de Saddam Hussein, il avait annoncé le remplacement à venir de «certaines personnes chargées de la sécurité, à haut niveau et à un niveau intermédiaire, et de changer de stratégie sécuritaire», visant tout particulièrement, dit-on, le général Ahmed Hachem, qui dirige le commandement des opérations à Bagdad.
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