Le matérialisme ne reconnait pas l’égalité des personnes

13:00 - June 02, 2013
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Qom, Iran(IQNA)- L’Ayatollah Jaafar Sobhani, dans son cours hebdomadaire sur la philosophie et les droits de l’homme en islam et dans les organisations internationales, le 30 mai 2013, a déclaré que pour connaitre un système juridique, il était nécessaire d’en connaitre les bases et les structures.
« Il est nécessaire d’étudier la vision du monde islamique et les autres visions du monde, spécialement la vision de ceux qui aujourd’hui, au niveau international, élaborent des standards et des règles notamment au sein des Nations unies. La philosophie matérialistes considère l’être humain comme une matière sans tenir compte de son origine et de sa vie dans l’au-delà.
La philosophie matérialiste ne peut pas reconnaitre l’égalité des êtres humains car les matières ne sont pas égales par contre, dans le système islamique, les êtres humains sont tous des créatures de Dieu sans qu’aucune ne soit supérieure à l’autre. Ils peuvent se distinguer par leurs actes et leurs efforts comme c’est le cas pour le savant par rapport à l’ignorant. En islam, l’être humain est soumis à Dieu et non à d’autres êtres humains.
Cela lui donne une grande liberté pour évoluer et se perfectionner. Nous devons insister sur l’égalité des droits des êtres humains, dans le domaine des droits élémentaires, cette égalité est une égalité de tous les êtres humains devant Dieu et la loi divine, qui rejette tous les privilèges et toutes les injustices, et que certains groupes aient des droits spéciaux comme c’est le cas malheureusement dans certains pays islamiques et non islamiques.
Bien entendu, cette égalité des droits n’empêche pas le respect des différences naturelles ou des différences acquises par l’éducation. Ne pas reconnaitre ces différences conduit à des erreurs et nuit à la société », a dit l’Ayatollah Jaafar Sobhani qui a recommandé aux étudiants de lire le livre qu’il a écrit sur « les bases du gouvernement islamique ».
Il a cité à ce sujet, une recommandation de l’Imam Ali (AS) à Malik Ashtar, la méthode de l’Imam Ali dans la distribution des biens publics et son comportement envers les minorités religieuses qui sont, a-t-il dit, des exemples dont nous devons nous inspirer dans la question des droits humains.
L’Ayatollah Jaafar Sobhani dans une autre partie de son discours, a fait allusion à la fraternité citée au début de la Chartre des droits de l’homme, et a déclaré qu’en islam, la foi et un juste raisonnement étaient très importants.
« L’islam présente les croyants comme des frères mais comment pouvons-nous considérer comme le frère d’un croyant, celui qui n’a aucune foi et n’accepte aucun des enseignements divins. Cela est impossible, la fraternité dans son sens propre et figuré, est un concept supérieur à l’égalité naturelle des humains. L’islam recommande de traiter avec justice et respect, les minorités religieuses, et le gouvernement islamique doit assurer leurs droits en tant que citoyens c'est-à-dire leur assurer les droits sociaux, un minimum de niveau de vie et leur sécurité, comme nous l’avons vu à l’époque de l’Imam Ali (AS) dont le gouvernement est un modèle pour tous.
Le respect des accords et des promesses est important mais sachez que la chartre des Nations unies sur les droits de l’homme, a été signée alors que les pays islamiques n’étaient pas ou peu représentés. Aujourd’hui, les conditions ont changé et les gouvernements islamiques sont devenus plus puissants.
Les nations islamiques ont pris conscience de leur identité et ont retrouvé la confiance qu’elles avaient perdue, il est donc normal que les concepts idéologiques islamiques soient présentés de façon correcte dans les instances internationales pour que ces idées aient une influence positive sur les travaux de législation et les organisations internationales », a-t-il déclaré.
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