Des milliers de musulmans en Ethiopie ont récemment dénoncé dans plus de huit villes, dont la capitale Addis-Abeba, ce qu’ils qualifient d’ingérence du gouvernement dans les affaires religieuses, tout en exigeant du gouvernement la libération des représentants de la Commission des musulmans pour la réclamation de leurs droits emprisonnés par l’Etat depuis un an.
Les protestations sont intervenues à l’occasion du premier “anniversaire” de l’arrestation par les autorités éthiopiennes de plusieurs personnalités musulmanes de la Commission qui exigeaient la liberté des croyances religieuses.
Les institutions éthiopiennes indiquent que l’arrestation de ces personnalités relève de la loi pour lutter contre le terrorisme.
Les musulmans éthiopiens avaient manifesté l’année dernière pour protester contre ce qu’ils considéraient comme une ingérence du gouvernement dans les affaires religieuses des Ethiopiens musulmans, tandis que le gouvernement accusaient les représentants musulmans d’être des extrémistes.
L’Organisation allemande pour la défense des peuples menacés a décrit en mars dernier, la situation des droits de l’homme en Ethiopie de catastrophique, en déclarant que le gouvernement d’Addis-Abeba est intervenu dans les affaires des musulmans et leur pratique, réduisant ainsi leur liberté religieuse.
Environ 60% des éthiopiens sont chrétiens et 30% musulmans. Les autorités éthiopiennes disent craindre la propagation de l’Islam fondamentaliste dans le pays.
Source: islametinfo