‘’Il y a quelques années, la finance islamique semblait relever d’une simple curiosité exotique, mais aujourd’hui elle est à un niveau de développement tel qu’elle se trouve dans une place reconnue et respectée au niveau de la finance internationale’’, a fait remarquer M. Kane.
Le ministre de l’Economie et des Finances présidait, au King Fadh Palace, la cérémonie de remise du Diplôme intermédiaire en finance islamique (DIFI). La cérémonie de sortie de cette première promotion, sur l’initiative de l’Institut africain de finance islamique (AIIF), a réuni plusieurs experts, des banquiers, des assureurs et des comptables.
La remise de ce diplôme, qui est le niveau intermédiaire de certification de l’Institut en Finance Islamique (AIIF) pour les professionnels de l’industrie, s’est déroulée en présence d’Amadou Makhtar Mbow, le parrain de la promotion, et du ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel Alioune Sarr. ‘’La finance islamique joue un rôle efficient dans une économie. Elle a une caractéristique d’accroissement de la base productive des économies et une caractéristique éthique inhérente à sa nature, à son fonctionnement et à son usage’’, a estimé Amadou Kane.
Selon lui, ces deux caractéristiques ont fait que le niveau de développement constaté dans le domaine de la finance islamique a dépassé le monde musulman.
‘’Actuellement, des capitales occidentales – Londres et Paris notamment- se disputent le siège de l’activité de la finance islamique qui tourne autour de 1.000 milliards de dollars pour la seule année 2012 dans l’économie internationale’’, a-t-il relevé. S’exprimant sur la même lancée, le parrain de la promotion, le professeur Amadou Makhtar Mbow, a insisté sur le succès de la finance islamique et invité à explorer ses enjeux. ‘’La finance islamique n’est pas un accessoire de religion, mais un mécanisme porteur d’éthique et qui rejette la spéculation pure (…) la ville de Londres est en train de devenir la capitale européenne de la finance islamique’’, a expliqué M. Mbow, ancien ministre et ancien directeur général de l’UNESCO.
L’Institut africain de finance islamique (AIIF) a formé 70 professionnels dans le domaine de la finance islamique. Cette première promotion est composée principalement d’agents de banque, d'experts financiers, d'assureurs et de juges. L’AIIF a déjà eu à former plus de 600 professionnels au premier niveau (Certificat de base en finance islamique), au Sénégal et dans la sous-région (Niger, Gambie, Togo, Mauritanie, Nigeria). Cette structure dirigée par le Sénégalais Mouhamadou Lamine Mbacké travaille étroitement dans le conseil avec la plupart des institutions publiques et privées de l’Afrique de l’Ouest, dans le secteur la finance islamique.
Source: Aps