Après une nuit meurtrière qui a coûté la vie à plus de 60 personnes à Bagdad, de nouveaux attentats ontencore fait 12 morts dimanche en Irak.
A Taji, à 25 kilomètres au nord de Bagdad, rapportait aujourd’hui l’AFP, deux engins piégés ont explosé près d’une base militaire tuant trois personnes, dont une femme, et faisant 10 blessés, une bombe posée dans le hall d’entrée d’une maison de la banlieue sud-est de Bagdad a fait deux morts et quatre blessés.
Par ailleurs, cinq Arabes servant dans une unité des peshmergas kurdes ont été abattus près d’un barrage routier dans la région de Zab, au nord de Kirkouk et deux policiers ont été abattus dans le centre de Mossoul.
Selon un bilan de l’agence France-Presse, «les dernières attaques portent à près de 540 le nombre de morts depuis début juillet en Irak, et à plus de 2 800 celui des tués depuis le début de l’année».
«Ces actes criminels visant les musulmans qui prient dans les mosquées ou se rassemblent pour la rupture du jeûne sont insensés. Le mois sacré du ramadan doit être un moment de spiritualité et de pardon, non pas de violence et de discorde», a déclaré Martin Kobler.
M. Kobler, qui doit bientôt prendre ses fonctions de Représentant spécial pour la République démocratique du Congo, s’exprimait pour la dernière fois en tant que Représentant spécial pour l’Irak, poste qu’il occupe depuis 2011.
Il a dit sa tristesse de consacrer ses derniers mots à ces actes barbares.
«J’exhorte tous les Irakiens à ne pas laisser la violence l’emporter et à oeuvrer ensemble pour la paix et le dialogue, qui constituent la seule solution durable pour le pays», a conclu Martin Kobler.
Depuis le début de l’année, le pays connaît un regain de tensions et de violences. La nouvelle flambée de violences a commencé début 2013 avec le lancement d’un mouvement de protestation de la minorité sunnite qui accuse le gouvernement de Nouri al-Maliki et les forces de sécurité, dominés par les chiites, de s’accaparer du pouvoir et de «stigmatiser» les membres de la communauté sunnites.
L’Irak est également secoué par des tensions entre le gouvernement central et le Kurdistan irakien, ainsi que par un blocage politique qui empêche l’adoption de lois essentielles au bon fonctionnement du pays.
Selon la mission de l’ONU en Irak, 761 personnes ont été tuées 1 771 autres blessées dans le pays en juin, ce qui porte à 2 518 le bilan total des morts pour les trois derniers mois.
Au cours du mois de mai, 1 045 personnes sont mortes dans des attentats et 2 397 ont été blessées, toujours selon l’ONU.
Source: 45enord