Erdogan accuse Israël d'être derrière la destitution de Morsi

8:28 - August 24, 2013
Code de l'info: 2578807
Égypte(IQNA)- L'Égypte a vivement réagi à des accusations "sans fondement", tandis qu'Israël les qualifiait d'absurdes.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé mardi qu'Israël se trouvait derrière la destitution en Égypte par l'armée du président Mohamed Morsi. Le gouvernement intérimaire installé par l'armée en Égypte a dénoncé des déclarations "sans fondement et qu'aucune personne sensée ne peut croire", assurant que la "patience de l'Égypte arrivait à sa limite"."Vous savez ce qu'on dit en Égypte, que la démocratie ne se fonde pas sur les urnes. Qui se trouve derrière cela ? Israël", a dit M. Erdogan à Ankara lors d'une réunion de son parti, issu de la mouvance islamiste, de la justice et du développement (AKP).
Erdogan a étayé sa thèse en affirmant que lors d'un forum en France avant les élections de 2012 qui ont conduit au pouvoir les Frères musulmans de Mohamed Morsi, "le ministre (israélien) de la Justice et un intellectuel juif utilisent ces termes : Même si les Frères musulmans remportent les élections, ils n'en sortiront pas vainqueurs, car la démocratie ne repose pas sur les urnes."
Vives réactions de la Maison-Blanche
La Turquie a vivement condamné la destitution du président Morsi et a opté pour un ton très ferme pour réagir à la répression menée par les forces de sécurité égyptiennes contre des rassemblements de soutien au président islamiste déchu. Ankara a rappelé son ambassadeur au Caire, ce à quoi l'Égypte a riposté par le rappel de son propre ambassadeur, signe d'une dégradation des liens bilatéraux, traditionnellement bons. Le Premier ministre turc avait fortement renforcé les liens entre son pays et l'Égypte sous la présidence de Mohamed Morsi, Ankara ayant fait du Caire l'un de ses partenaires privilégiés dans sa stratégie d'influence régionale. M. Erdogan est d'autre part un acerbe critique de l'État hébreu.
Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a qualifié mardi soir d'"absurdes" les propos du Premier ministre turc, refusant de faire d'autres commentaires. Les "propos du dirigeant turc ne méritent pas de réactions", avait auparavant déclaré à l'AFP un autre responsable israélien, qui a requis l'anonymat. De son côté, la Maison-Blanche a condamné les propos de Reçep Tayyip Erdogan, les qualifiant de très "agressifs, sans fondements et faux".
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