
Il tient le haut de l’affiche depuis des années grâce à ses superproductions à succès, le célèbre réalisateur britannique Ridley Scott (riche d'une filmographie qui s’étend entre autres d’Alien, à Gladiator, en passant par Thelma et Louise, et plus récemment Prometheus), interviewé par le site américain Variety, a révélé la face sombre de la capitale du septième art, celle qui brise le mythe en faisant passer derrière l’autre côté du miroir, là où se joue l’avenir des films et des acteurs, dans l’antre des studios de production.
Dans ce centre névralgique du pouvoir hollywoodien, ceux qui tirent les ficelles perpétuent un racisme latent et primaire au nom d’intérêts supérieurs, reléguant les personnes de couleurs à des rôles secondaires, voire à de la figuration, et refusant de confier le premier rôle à un jeune premier dont le seul tort serait de se prénommer Mohammed.
Et ça, ce n’est pas une vue de l’esprit ni une image en trompe-l’oeil, mais c’est la triste réalité dévoilée par un cinéaste très bankable et mondialement connu ! "Je ne peux pas faire un film avec un tel budget […] et dire que l’acteur campant le rôle principal est un Mohammed qui vient de tel ou tel endroit. Il ne sera pas financé. La question ne se pose même pas", a admis Ridley Scott, dont le casting de son prochain film « Exodus : Gods and Kids » consacré à Moïse, défraie la chronique sur le Web.
Aussi, afin de désamorcer la controverse naissante et justifier sa distribution d’acteurs très caucasienne (avec Christian Bale dans le rôle de Moïse et Joël Edgerdon dans le rôle de Ramsès), Ridley Scott a-t-il été contraint d'avouer l’inavouable et de lever un coin du voile sur l’envers du décor guère reluisant, mais éclatant de cynisme, de sectarisme et d'islamophobie...
Oumma