
«Ce commentaire présente toutes les sourates mais pas tous les versets. Les versets sur les règles religieuses et la jurisprudence ont été commentés plus que les autres, et le commentaire des sourates sur la wilayat posent des problèmes au niveau idéologique que j’ai présentés dans un de mes livres sur les différents commentaires coraniques », a expliqué l’Hodjat-ol-islam Ali Akbar Baba’i.
« Son commentaire, a-t-il dit, a été rédigé après son séjour et ses études dans la péninsule arabe. Ses erreurs dans le domaine philosophique viennent de son manque de recours aux commentaires chiites et de ses préférences pour les savants sunnites ».
« Je pense qu’il a rédigé le commentaire jusqu’à la sourate Hedjr et que ce sont ses élèves qui l’ont achevé. Mohamad Amin Chenguiti reconnaissait les sept registres de lecture alors que le Coran a été révélé d’une seule façon au Prophète (PSL), les différences de lecture étant le résultat de divergences entre les lecteurs », a-t-il précisé.
Le chercheur iranien au centre islamique et à l’université a souligné : « Il a aussi fait des extrapolations dans son commentaire des versets par d’autres versets, qui sont discutables et sont le résultat d’un manque de recherches ou d’un parti pris pour certains compagnons ».
« Dans le Sahih de Bokhari nous lisons que Fatemeh, après l’incident de Fadak, n’a jamais plus adressé la parole à Abou Bakr qui a donc fait souffrir le Prophète (PSL). Comment expliquer qu’Abou Bakr serait à la fois, l’objet de l’attention divine et l’objet de la colère divine ? En conclusion, nous pouvons dire que ce commentaire est plus un commentaire des règles religieuses qu’un commentaire complet du Coran », a-t-il dit.
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