« Le cheikh Al Nemer luttait pour les droits de tous les groupes sociaux et religieux, la libération des prisonniers politiques, les droits des femmes et des minorités, et était le porte-parole d’un mouvement d’opposition au régime non seulement en Arabie saoudite amis aussi au Bahreïn. Le cheikh Al Nemer n’a jamais recommandé de recourir à la violence et cet assassinat va envenimer la situation avec l’Iran qui avec le Hezbollah libanais et les Houthis du Yémen, avait demandé la levée de sa peine dont l’application risquait de créer des conflits confessionnels. L’Arabie saoudite depuis trente ans, envoie des prédicateurs wahhabites takfiristes extrémistes avec l’argent du pétrole, aux quatre coins du monde. Les cheikhs du Golfe persique et la politique des pays occidentaux sont directement responsables de l’apparition de groupes comme Daesh et des troubles en Syrie et en Irak. Dernièrement, l’Arabie saoudite sur une demande des États-Unis, a créé une unité de formation pour les opposants de Bashar al Assad, sous le prétexte de défendre la modération, et cette mise à mort est le feu vert pour le meurtre de tous les chiites et les minorités religieuses en Syrie et en Irak. Cette mise à mort non seulement accentuera la colère des chiites en Arabie saoudite et au Yémen, mais entrainera beaucoup de jeunes sunnites dans les rangs de la lutte contre le régime saoudien dont le déclin est de plus en plus proche. Le régime saoudien en tuant Al Nemer a creusé sa propre tombe », a-t-il dit.