Le ministre belge de la justice, Koen Geens, a révélé récemment, au cours d’une audition au Parlement européen, que la Diyanet, la direction des affaires religieuses en Turquie, avait introduit à Bruxelles un recours en annulation contre le projet visant à réorganiser l’Exécutif des musulmans de Belgique (l’interlocuteur officiel du gouvernement belge).
Ankara, qui contrôle indirectement plus de la moitié des 81 mosquées officiellement reconnues par l’Etat – ainsi que d’autres, non reconnues –, critique une prétendue ingérence de l’Etat belge et la nouvelle organisation de l’Exécutif. Trois membres de celui-ci se sont d’ailleurs associés au recours en annulation, au côté de Diyanet Belgique et d’autres organisations musulmanes turques. Alors même qu’en Belgique, divers observateurs critiquent au contraire le projet du gouvernement, qu’ils décrivent comme trop laxiste : les membres de l’Exécutif ne feront plus, à l’avenir, l’objet d’un examen préalable et leur nomination n’aura plus à être approuvée par le gouvernement.
M. Geens indiquait toutefois, en mars, vouloir des imams parlant l’une des langues nationales et « connaissant le contexte occidental de nos jeunes musulmans ».
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