Il y a 10 jours, vendredi 8 juillet dans la matinée, le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) a été reçu à la Cour de Justice de la République de Paris accompagné de la Fondation Frantz Fanon et de leur avocat Maître Henri Braun pour déposer plainte contre Laurence Rossignol, ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes depuis le 11 février 2016.
En cause, ses propos nauséabonds sur les femmes portant le hijab tenues le 30 mars dernier sur le plateau de la radio RMC (groupe BFM TV). Elle s’y était distinguée par ses déclarations révisionnistes, islamophobes et négrophobes.
Interrogé sur la « mode islamique », marché porteur (on parle de 500 milliards de dollars pour 2019), la ministre répond qu’elle y voit la volonté d’enfermer le corps des femmes.
Lorsque Jean-Jacques Bourdin fait remarqué à la ministre que le fait de se vêtir de cette façon est aussi un choix, la ministre rétorque alors « Mais bien-sûr, il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afric… américains qui étaient pour l’esclavages hein! » avant d’ajouter que les femmes qui portent le hijab sont, pour elle, avant tout des militantes de l’Islam politique.
Ont également déposé plainte aux côtés du CCIF : l’UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), Lakou LKP (Collectif contre l’exploitation outrancière) et Ndella Paye (militante pour les Droits de l’Homme) afin de poursuivre Laurence Rossignol pour « injures publiques à caractère racial ».
Ironie de l’histoire, le vendredi 8 juillet correspondait également au passage de Madame la ministre devant le comité pour l’élimination de toutes les discriminations envers les femmes à l’ONU à Genève. Accompagnée du représentant « antiraciste » de Manuel Valls, leur audition consistait également à essayer de convaincre leur auditoire de l’inexistence de l’islamophobie institutionnelle en France… alors que 64% des discriminations islamophobes surviennent dans les institutions…
ajib