"La fête du sacrifice est très très importante pour les musulmans. On souhaite que ceux-ci puissent fêter cette fête dans de bonnes conditions. On respecte la décision de la Région, mais on veut rapidement entamer avec eux des négociations pour voir ce qu’il sera possible de faire. Une possibilité serait que les communes puissent de nouveau s’en occuper", a expliqué le président de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) Salah Echallaoui, alors que la Région bruxelloise a annoncé jeudi qu’elle n’organisera plus d’abattage rituel, et donc sans étourdissement, l’an prochain.
C’est ce qu’a annoncé jeudi soir la secrétaire d’État bruxelloise en charge du Bien-être animal Bianca Debaets (CD&V), justifiant la décision du gouvernement par la baisse significative du nombre de demandes lors de la dernière fête du sacrifice, en septembre dernier. Cette décision n’est qu’une petite surprise au regard de l’échec de l’organisation mise en place cette année par la Région, mais place les communes et les musulmans de la capitale dans l’incertitude.
"On se demande ce qui va se passer l’année prochaine. Il reste heureusement encore du temps pour négocier avec la Région bruxelloise", a indiqué Salah Echallaoui. Du côté de l’association des Mosquées de Schaerbeek, le discours est en revanche moins consensuel, son président Resat Yrtik ne cachant pas son irritation. "La Région doit trouver une solution ! Il faut soit construire plus d’abattoirs à Bruxelles, soit trouver autre chose !", insiste-t-il.
Pour l’organisation de défense des animaux Gaia, la mesure va dans le bon sens, mais pas encore assez loin. "Le gouvernement doit aussi interdire l’abattage d’animaux sans étourdissement dans les abattoirs fixes", insiste son président Michel Vandenbosch.
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