Ahed Tamimi parle des difficiles conditions de détention dans les prisons israéliennes

7:17 - August 05, 2018
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Une icône de la résistance des adolescents palestiniens raconte son épreuve à Press TV. Une icône de la résistance des adolescents palestiniens raconte son épreuve à Press TV. 

Une adolescente palestinienne, qui a subi une peine de huit mois de prison pour avoir giflé deux membres des forces de sécurité israéliennes, a détaillé son épreuve dans une interview accordée à Press TV.


Ahed Tamimi, 17 ans, a déclaré que les Israéliens avaient menotté ses mains et ses pieds et arrêté sa mère pendant des « heures ».


« J’ai subi beaucoup de difficultés dès le début des interrogatoires. Les interrogateurs m’ont menacé, disant qu’ils nuiraient aux membres de ma famille », a ajouté Tamimi.


« Un interrogateur m’a même harcelée. Il m’a dit que j’avais de beaux cheveux et d’autres commentaires du même acabit. Il n’y avait aucun membre de ma famille avec moi pendant les interrogatoires, en dépit du fait que je sois mineure », a-t-elle noté.


« J’ai été enfermé dans une très petite cellule avec 10 autres personnes et il n’y avait que six lits », a ajouté l’adolescente palestinienne.


« Je ne pouvais pas utiliser les toilettes ni la salle de bain à cause de la surpopulation et les filles dormaient par terre. Nous ne pouvions pas bouger à l’intérieur de la cellule. Nous ne pouvions pas marcher. Les cellules n’avaient pas assez de ventilation. Chaque fois que je me réveillais, je n’arrivais plus à respirer », a déclaré Tamimi.


Tamimi a été arrêtée en décembre dernier après qu’une vidéo a été diffusée, la montrant en train de gifler et de bousculer deux membres des forces de sécurité israéliennes qui menaient une incursion contre le village de Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, en Cisjordanie.

Le régime israélien a renouvelé la détention de la jeune Palestinienne, Ahed Tamimi et de sa mère.Elle a ensuite été accusée d’un total de 12 chefs d’accusation, parmi lesquels : attaque, incitation à la violence, entrave aux forces israéliennes et jet de pierres.


En mars, elle a conclu un accord avec le procureur militaire israélien, en vertu duquel elle été condamnée à huit mois de prison et à une amende de 1 500 dollars.


Libéré le 29 juillet, Tamimi s’est engagée à poursuivre la lutte palestinienne contre l’occupation israélienne.


Dans l’interview avec Press TV, elle a réitéré sa décision de lutter pour la cause des prisonniers palestiniens, dont plusieurs milliers sont détenus dans des prisons israéliennes.

presstv

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