8:26 - April 30, 2019
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L’université de Lorraine ouvre une enquête après des propos racistes tenus par des étudiants

L’Université de Lorraine, dans l’est de la France, va ouvrir une enquête administrative après avoir été alertée sur des échanges de propos et de vidéos racistes entre des étudiants.

L’université de Lorraine ouvre une enquête après des propos racistes tenus par des étudiants
« Nous avons été alertés hier par les réseaux sociaux sur le fait qu’un groupe privé Messenger (la messagerie de Facebook, NDLR) d’étudiants en sociologie à Metz était apparemment un déversoir de propos et de vidéos racistes se moquant des étudiants et d’enseignants noirs », a expliqué samedi à l’AFP, le directeur de la communication de l’université de Lorraine, David Diné.
 
« Tolérance zéro face à ces comportements inacceptables sur nos campus comme ailleurs », a réagi dans un tweet la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal. « Toute ma confiance à l’@Univ_Lorraine, qui je le sais réagira rapidement et avec une grande exemplarité pour faire sanctionner les auteurs », a-t-elle ajouté.
 
Ceux-ci « ont insulté toute une communauté, c’est vraiment dégueulasse », s’est indigné auprès de l’AFP Diop, un étudiant sénégalais en sociologie sur le campus messin, disant ressentir « de la peine ».
 
« Je n’ai jamais vécu ça avant, je disais même que je m’en (fichais) mais j’étais ignorant, je ne savais pas que ça faisait si mal », a confié le jeune homme de 21 ans.
 
Même si « deux ou trois étudiants » seulement feraient partie du groupe incriminé, l’université va très prochainement « diligenter une enquête interne administrative » en vue d’une éventuelle plainte, considérant la situation « assez grave pour interroger la communauté universitaire », a annoncé M. Diné.
 
L’affaire a été révélée « à l’occasion d’une sortie, quand une jeune fille a pris des captures d’écran des conversations de ce groupe et les a postées sur les réseaux sociaux », a-t-il précisé.
 
Selon Diop, qui suit les mêmes cours que le groupe mis en cause, les messages racistes auraient visé « une dizaine » d’étudiants noirs, dont lui-même.
 
Le syndicat étudiant Unef Lorraine a appelé dans un communiqué « la communauté universitaire (à) apporter des réponses fermes face à de tels actes » qu’il « condamne et dénonce fermement ».
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