10:43 - September 15, 2019
Code de l'info: 3470596
Une nouvelle loi adoptée par le Parlement de l’Etat d’Himachal Pradesh (Inde) renforce l’arsenal juridique contre la conversion à une autre religion que l’hindouisme. Ceux qui abandonnent la religion de Vishnu - et ceux qui les y auront encouragés - pourront désormais écoper de cinq à sept années de prison.
L’information a été diffusée par l’agence Fides le 10 septembre 2019. Une nouvelle loi « anti- conversions » vient d’être adoptée par le Parlement de l’Himachal Pradesh, Etat du Nord-Ouest de l’Inde, dont la population est à 95,17 % de religion hindoue, et où le christianisme ne représente que 0,18% des habitants. 
 
Une telle loi, ironiquement appelée « loi sur la liberté religieuse », avait été prise en 2006, puis déclarée partiellement inconstitutionnelle en 2007, puis en 2012. Le Parlement de l’Etat, voulant renforcer cette loi qui avait été prise par le Parti du Congrès, a décidé de la remplacer. 
 
Il est en effet désormais dominé par les idées nationalistes du Barataya Janata Party (BJP) qui a fait du retour de tout indien à la religion de ses pères, le socle de ses revendications. Le nouveau projet de loi étend la notion de « crime » à « la conversion par coercition » mais aussi par fraude, par force ou sur la base d’incitations, selon des acceptions très larges de ces termes. 
 
Ainsi, par « incitation », le législateur entend punir « l’offre de tout type de dons, de gratifications ou de bénéfices matériels en argent ou en nature ou encore en poste de travail ; la proposition d’une instruction gratuite au sein d’une école gérée par un organisme religieux quelconque ». 
fsspx.news
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